Homme, la main sur le front, semblant regretter une erreur.
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Depuis sa création il y a une dizaine d’années, le CELI a su gagner le cœur des épargnants canadiens. Mais attention, vos clients ont beau être bien intentionnés, ils commettent parfois des erreurs qui peuvent leur coûter cher.

Selon de récentes données du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), 30 % des déclarants canadiens cotisaient à un CELI en 2016, par rapport à seulement 19 % en 2009. Le REER a de son côté perdu des cotisants au cours de la même période.

Le collaborateur au blogue The Motley Fool, Nelson Smith, estime d’ailleurs que la plupart des Canadiens devraient faire du CELI leur principal outil de placement. À condition d’éviter ces trois erreurs majeures.

1. SE LANCER DANS LE DAY TRADING

Il peut être tentant d’expérimenter la spéculation sur séance (day trading) dans le CELI, puisque les revenus de placement n’y seront jamais imposés. Mais vaut mieux s’abstenir, soutient Nelson Smith. D’une part parce qu’une telle stratégie élimine d’emblée le versement des dividendes, qui représentent une part non négligeable des rendements obtenus sur les placements. D’autre part parce que les frais de courtage que devra payer un petit épargnant pour faire du day trading (généralement entre 5 et 10 $ par transaction) risquent de gruger fortement son rendement.

La principale raison de se tenir loin de la spéculation sur séance dans un CELI, c’est toutefois qu’elle contrevient aux règles de l’Agence du revenu du Canada. Si cette dernière découvre que votre client s’adonne à une telle pratique, la facture fiscale et les pénalités qui lui seront imputées risquent d’être salées.

2. DÉPASSER LA LIMITE DE COTISATION

Le plafond de cotisation du CELI est passé à 6 000 $ en 2019, et c’est une très mauvaise idée de le dépasser. Nelson Smith souligne que la pénalité pour cotisation excédentaire dans un CELI ou un REER représente 1 % par mois. Il peut néanmoins être difficile de faire le suivi des droits de cotisation exercés. La meilleure façon de garder leur trace consiste à consolider l’ensemble de ses CELI dans un seul, et d’éviter d’en retirer trop souvent des sommes.

3. NE PAS BIEN SÉLECTIONNER SES TITRES

Nelson Smith privilégie les actions de sociétés qui offrent des perspectives stables à long terme. Ainsi, même s’il explique avoir fait de l’argent avec les actions de La Baie d’Hudson il y a quelques années, il insiste sur le fait qu’ils ne rachèterait plus ces titres aujourd’hui, même si leur prix est attrayant. Outre le fait que le secteur du commerce de détail vit des jours difficiles, La Baie d’Hudson a adopté une stratégie d’expansion en Europe qu’il juge peu judicieuse.

Nelson Smith préfère nettement des sociétés comme BCE, dont les actifs diversifiés génèrent beaucoup de flux de trésorerie. L’action verse également un dividende de 5,4 %, un atout intéressant dans un CELI, où les dividendes peuvent être réinvestis sans pénalité fiscale.