Chiffre 4
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Partant du constat qu’en matière boursière, l’information est la clé, Peter Hodson estime dans le Financial Post que « de nombreux investisseurs ont du mal à digérer la totalité des nouvelles disponibles », mais que cela ne constitue pas en soi un problème.

« La plupart des informations peuvent être ignorées, car il s’agit en réalité très souvent de simple bruit », affirme le fondateur de la firme torontoise 5i Research. Selon lui, cette « soupe » informationnelle inclut par exemple les mises à niveau des analystes, « trop fréquentes et souvent inexactes », ainsi que les prédictions des « experts », généralement catastrophiques, ou encore les communiqués de presse des sociétés, qui sont peu significatifs.

Toutefois, il faut veiller à ne pas passer à côté de certaines informations qui peuvent être extrêmement utiles pour aider à faire des choix éclairés, ajoute Peter Hodson. « Avec le temps et l’expérience du marché, un investisseur avisé finira par être en mesure d’éliminer de lui-même certaines données inutiles, ce qui lui laissera plus de temps pour analyser ce qui est vraiment important », résume-t-il. En attendant, le spécialiste revient sur quatre points dont tout investisseur devrait toujours tenir compte.

1. ON PEUT GAGNER JUSQU’À 48 000 $ PAR AN LIBRES D’IMPÔTS

Grâce au crédit d’impôt pour dividendes, un investisseur canadien peut gagner un revenu annuel substantiel, soit 48 000 dollars, entièrement exempt d’impôt, à condition toutefois que les dividendes constituent sa seule source de revenus. Or, souligne Peter Hodson, de nombreux investisseurs disposant d’un actif de plus d’un million peuvent atteindre ce niveau. Et s’ils doivent faire face à des dépenses supplémentaires, ils ont toujours la ressource d’exploiter leur compte enregistré libre d’impôt et de remplacer le montant retiré l’année suivante.

Pour cela, ils doivent néanmoins disposer d’un portefeuille concentré d’actions à dividendes canadiens. Si leur maison est payée et qu’ils n’adoptent pas un style de vie somptuaire, ils pourraient ainsi être capables de percevoir une retraite décente tout en ne payant aucun impôt.

2. LE MARCHÉ NE CHERCHE PAS À FLOUER LES INVESTISSEURS

Selon Peter Hodson, beaucoup de gens pensent que le marché est figé et qu’il leur est hostile, surtout en cas de pertes, « car il est beaucoup plus facile de blâmer le système plutôt que d’accepter le fait qu’ils ont choisi un mauvais investissement ». Un tel point de vue est cependant erroné, affirme le spécialiste. « En effet, s’il y a de mauvais banquiers d’investissement, de mauvaises affaires et des délits d’initiés, il existe également des entreprises étonnantes qui se développent d’année en année et qui peuvent constituer un solide patrimoine », insiste le fondateur de 5i Research.

Pour s’en convaincre, assure ce dernier, il suffit de jeter un coup d’œil aux différentes listes des 100 personnes les plus riches du monde publiées dans les grands magazines : « La quasi-totalité des milliardaires qui y figurent sont devenus des investisseurs. La dernière fois que j’ai vérifié, on n’y trouvait en revanche aucun investisseur en certificats de placement garanti. »

3. UNE SEULE DEVISE : TOUT MISER SUR LES GAGNANTS!

Même si la plupart des dirigeants de sociétés ouvertes s’efforcent d’améliorer la rentabilité de leur entreprise, force est d’admettre que ce n’est pas une tâche facile. La raison? « Il est très difficile de jongler avec les objectifs à long terme tout en respectant les estimations en matière de bénéfices trimestriels. De plus, les entreprises concurrentes essaient toujours de gruger des parts de marché, de prendre des clients ou de débaucher des employés », note Peter Hodson.

Dans ces conditions, explique-t-il, « quand on possède des actions d’un “gagnant”, comme Amazon, par exemple, il est généralement préférable de ne pas vendre ». Par conséquent, recommande-t-il, « les investisseurs ont tout intérêt à conserver leurs actions gagnantes aussi longtemps qu’ils le peuvent, tout en tenant compte bien sûr d’une gestion de portefeuille prudente en ce qui concerne les limites de position ».

4. ÉVITER LA PANIQUE

Les faits sont là : le temps passé sur le marché est le facteur le plus important du succès d’un investissement. Une récente étude montre que le simple fait d’avoir raté les 25 meilleurs jours de la Bourse au cours des 30 dernières années équivaut quasiment à ne jamais avoir eu d’actions! « Et bien sûr, les jours fastes sur le marché suivent généralement les pires », souligne Peter Hodson. Sa conclusion : « La plupart des investisseurs souhaitent vendre après une forte baisse des marchés, mais c’est à peu près la pire des choses qu’ils puissent faire. Le seul conseil à donner, c’est de ne pas paniquer. C’est en misant sur le long terme qu’un portefeuille diversifié récolte de bons résultats. »