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Vous rappelez-vous des pires histoires d’horreur que vos clients ou vous-mêmes avez vécues avec des placements? C’est la question que Morningstar a posée à ses experts. Et les réponses font frémir…

L’un d’eux, Peter Bull, se rappelle avoir investi dans des actions en décembre 2007, en se fiant aux recommandations d’investisseurs renommés. Quelques mois plus tard, la crise financière passait par là… et l’investisseur se retrouvait avec une valeur divisée par deux. Il a alors appris à faire connaissance avec les symboles illustrant la faillite d’entreprises sur ses relevés de placement.

TROP TARD, LA MAISON!

Dan Kemp, quant à lui, croit que son pire investissement aura été d’attendre pour acheter une maison qu’il aurait pu acquérir pour une fraction du prix 15 ans plus tôt. Il se retrouve aujourd’hui avec une hypothèque énorme comparativement à ce qu’elle aurait été au début des années 2000.

Adam Fleck a acheté des actions de la compagnie Sears en 2007 pour 153 $ US… qu’il a vendues à la moitié du prix un an plus tard. Une satisfaction demeure : celle d’avoir largué ses actions quand il était temps, avant la crise financière et bien avant la fin des activités du détaillant. Pourtant, il pensait avoir bien fait en investissant, guidé par la stratégie et la gestion de l’entreprise. Mais la concurrence aura été trop puissante pour Sears.

Quant à Christian Charest, éditeur pour Morningstar Research, il a été poussé par l’appât du gain… jusqu’à perdre une belle plus-value. Alors qu’il pouvait vendre ses actions de Morningstar au-dessus de 85 $, il a tenté d’obtenir un peu plus… avant que l’action entame une baisse de plusieurs années. L’affaire a fini quatre ans plus tard quand, face à des besoins d’argent, il s’est résolu à vendre ses actions pour 60 $.

DES LEÇONS À TIRER

De ces expériences difficiles, ces experts disent tirer plusieurs leçons. D’abord, mieux vaut faire ses devoirs qu’écouter religieusement les conseils d’un investisseur de renom. Aussi, les investisseurs à long terme devraient se montrer plus souvent optimistes que pessimistes.

De plus, les problèmes d’une entreprise peuvent être si vastes que même une bonne gestion ne suffit pas à les sortir de l’ornière. Enfin, l’investisseur doit se méfier de l’enthousiasme du marché… et de son propre enthousiasme!