Une jeune femme sur un fonds gris. Au-dessus d'elle on voit deux flèches allant dans des directions opposées et un point d'interrogation.
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Dans le contexte de pertes macroéconomiques actuel et à venir, la clé du succès est d’adopter une approche diversifiée sur les marchés. Toutefois, un rapport de Capital Group signale deux tendances : les taux seront bas pour encore un moment et le marché fera la part belle à ceux qui seront sélectifs.

Il n’est pas surprenant que les affaires aient été lentes sur de vastes pans de l’économie américaine. Les magasins étant fermés et les consommateurs restant la plupart du temps à domicile, les ventes au détail aux États-Unis ont connu une baisse sans précédent de 16,4 % en avril, selon le U.S. Department of Commerce.

Mais ce n’est pas tout. Un coup d’œil sous la surface du marché boursier américain montre qu’il y a une nette fracture entre les gagnants et les perdants en cette ère de mobilité limitée. Il n’est pas surprenant que les détaillants et les épiciers en ligne aient connu une forte croissance des ventes alors que les consommateurs font leurs achats devant un écran.

Les fournisseurs de services Internet à large bande, de soins de santé, de matériel de rénovation domiciliaire et de services éducatifs ont également bénéficié d’une importante demande. À l’inverse, les restaurants, les entreprises de voyages et de loisirs et les firmes aérospatiales ont vu leurs ventes s’évaporer.

« Une partie de ces activités reflète une accélération des tendances existantes, certaines sont temporaires et d’autres représentent des changements fondamentaux de comportement, donc l’investissement sélectif sera essentiel à l’avenir », explique Robert W. Lovelace, président de Capital Research and Management Company.

INVESTIR EN PÉRIODE DE VOLATILITÉ

Bien que chaque diminution soit unique, au cours des 70 dernières années, le marché baissier moyen a duré 14 mois et a entraîné une perte moyenne de 33 %. En revanche, le marché haussier moyen s’est prolongé pendant 72 mois, plus de cinq fois plus longtemps, et le gain moyen a été de 279 %.

De plus, les rendements les plus importants ont souvent été enregistrés juste après un creux de marché, comme l’ont appris les investisseurs lors de la dernière crise sévère. Après le carnage de 2008, les actions américaines ont terminé 2009 avec un gain de 23 %.

L’histoire a montré que des entreprises solides trouvent un moyen de survivre, voire de prospérer, dans des marchés volatils et des conditions économiques difficiles. Celles capables de s’adapter et de croître dans des périodes difficiles présentent souvent des occasions d’investissement à long terme attrayantes.

« Certaines sociétés font preuve d’une grande prudence pour résister à cet environnement extrême; d’autres peuvent faire face à une dégradation de leur notation. Nos analystes actions travaillent en étroite collaboration avec nos analystes obligataires afin de creuser profondément dans les deux côtés du bilan pour évaluer la durabilité des dividendes. La clé est d’être vraiment sélectif en cette période », note Joyce E. Gordon, gestionnaire de portefeuille à Capital Group.

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