Homme d'affaires qui doute.
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L’environnement de bas taux d’intérêt qui prévaut depuis maintenant plus d’une décennie a fortement réduit, voire anéanti, l’intérêt des certificats de placement garanti (CPG). Et le récent mouvement à la hausse des taux ne suffira pas pour redorer leur blason.

« En 30 ans de carrière, je n’ai vendu qu’un seul CPG, s’exclame le planificateur financier Jean Dupriez. Même si les taux augmentent en ce moment, c’est très loin d’être avantageux. Les rendements sont anémiques et l’argent est gelé là pendant cinq ans. La flexibilité de ces produits est nulle. »

Les titres à revenu fixe ne sont plus aussi rentables qu’avant

Vu la complexité des marchés à revenu fixe à l’heure actuelle, la production de rendement de revenu et la gestion du risque nécessitent une gestion active comme celle qu’offrent les FNB de titres à revenu fixe de Placements Franklin Templeton.

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À son avis, cette option de placement à revenu fixe est à éviter à tout prix. Pour conserver son argent dans un outil de placement ne comportant aucun risque, Jean Dupriez privilégie les comptes d’épargne à rendement élevé. Au moins, l’argent qui y est déposé demeure accessible en tout temps, et les intérêts versés ne sont pas tellement plus bas que dans les CPG.

Le fait que les CPG soient garantis ne veut pas dire qu’ils sont nécessairement sans risque, prévient par ailleurs la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario. Le rendement des CPG est tellement faible qu’il peine bien souvent à suivre le rythme de l’inflation. Plutôt que de s’enrichir, les investisseurs sont donc susceptibles de s’appauvrir à long terme.

Rappelons que les CPG d’une durée de cinq ans et moins sont assurés par la Société d’assurance-dépôts du Canada (SADC) pour une valeur allant jusqu’à 100 000 $ dans chaque institution financière.

PARFOIS AVANTAGEUX

On l’aura compris, les CPG sont très loin d’être au sommet de leur gloire. Dans Conseiller, le planificateur financier Denis Preston a toutefois déjà démontré que les CPG pouvaient être avantageux dans certaines circonstances. De manière générale, si les taux demeurent constants après leur achat, les CPG sortent gagnants face aux fonds d’obligations. Cela s’explique par l’effet des mouvement de taux sur le cours des obligations.

Pour la même raison, lorsque les taux montent, les CPG sont nettement gagnants face aux fonds d’obligations, car leurs prix ne baissent pas. « Ainsi, dans un contexte de faibles taux d’intérêt et si vous pensez que les taux d’intérêt ne peuvent pas beaucoup baisser, les CPG représentent un meilleur rapport risque-rendement que les fonds d’obligations pour beaucoup de vos clients », écrit Denis Preston.

En revanche, si les taux baissent, ce sont les fonds d’obligations qui deviendront plus avantageux. Il ne faut pas non plus perdre de vue que les fonds d’obligations offrent une bien meilleure liquidité que les CPG.

GARE AUX CPG BOURSIERS

En constatant les rendements faméliques des CPG traditionnels, certains investisseurs pourraient être tentés de se tourner vers les CPG liés au marché, des produits dont le capital est garanti, mais qui permettent théoriquement de profiter du potentiel haussier des marchés boursiers. Dans Les Affaires, le chroniqueur Daniel Germain recommande de se tenir loin de ces produits, « qui ont la prétention d’offrir le meilleur des deux mondes ».

Contrairement aux CPG classiques, le rendement n’est aucunement garanti. Ainsi, si les marchés boursiers sont défavorables, le rendement d’un CPG boursier à l’échéance pourrait avoir été nul. Et quand les marchés boursiers performent bien, le rendement des CPG boursiers est plafonné.

En fait, les CPG boursiers sont des produits structurés assez complexes. L’actif de ces instruments financiers n’est pas réellement investi dans les marchés boursiers. La majorité du capital est plutôt investi dans des obligations. Ainsi, l’émetteur du CPG boursier sera en mesure de garantir le capital, même si la Bourse pique du nez. L’actif restant est investi dans des options d’achat de façon à s’exposer de manière indirecte au marché boursier.

La détermination du rendement d’un CPG lié au marché est difficile à saisir et peut varier d’un émetteur à l’autre. Certains émetteurs vont par exemple calculer le rendement lié à la valeur de l’indice à une date donnée, alors que d’autres vont offrir un rendement qui se fonde sur la moyenne des rendements pendant un certain nombre de périodes avant l’échéance.

« Le rendement est tributaire d’un panier d’actions selon une formule absconse, et ça n’a souvent rien à avoir avec le comportement des marchés boursiers en général. Autrement dit, vous ne savez pas trop dans quoi vous investissez », écrit Daniel Germain.