Graphique de marché boursier sur un téléphone intelligent.
Photo : solarseven / 123RF

Négligés par les investisseurs ces dernières années, les actions de style valeur sont en train de reprendre du service face à l’incertitude économique et géopolitique.

C’est en tout cas les observations de Marko Kolanovic, chef de la recherche macro quantitative et dérivés de JPMorgan Chase. Depuis lundi, les gestionnaires de portefeuille se tournent massivement vers les titres de style valeur ayant notamment un ratio cours-bénéfices plus bas au détriment des titres de style momentum, plutôt populaires jusqu’à tout récemment.

Autrement dit, les craintes d’une éventuelle récession pousse les investisseurs à délaisser les actifs plus risqués au profit de titres comme les actions à faible volatilité, explique Bloomberg.

EN FORTE HAUSSE

Lundi, les actions de style valeur ont en effet connu l’une de leur plus forte hausse au cours des dernières années. Selon JPMorgan, un revirement aussi rapide et soudain se produit très rarement sur les marchés. Un tel mouvement pourrait inciter d’autres investisseurs à en faire de même.

« Le mouvement de lundi a été initié par des gestionnaires de portefeuille discrétionnaires, et il se poursuivra avec les investisseurs quantitatifs, explique Marko Kolanovic. Nous croyons que la rotation vers le style valeur peut se poursuivre et que le marché au sens large pourrait partir à la hausse au début des négociations commerciales entre la Chine et les États-Unis qui auront lieu au mois d’octobre. Si des progrès réels sont réalisés, la reprise pourrait se poursuivre de façon plus soutenue ».

Au cours des dernières semaines, les gestionnaires de fonds de couverture ont amené leur exposition en action à un creux cyclique en adoptant des positions courtes. Maintenant que les risques concernant Hong Kong et le Brexit se sont quelque peu atténués et que les données économiques se sont améliorées, les gestionnaires qui ont raté le rebond des actions cette année pourraient tenter de rattraper leur retard dans un contexte de reprise qui devrait durer jusqu’à la reprise des négociations, note JPMorgan.