Photo : rawpixel / 123RF

Les investisseurs devrait jeter un œil à l’équilibre de leur portefeuille et envisager de nouvelles catégories d’actifs, estime Ted Rechtshaffen, président de TriDelta Financial.

Dans une récente chronique publiée par le Financial Post, il indique que depuis trois mois, il encourage les investisseurs à sauter sur les bonnes occasions qui se présentent à la suite de la baisse des prix de certaines actions. Il continue de croire qu’il reste des titres alléchants sur les marchés canadiens, notamment dans les secteurs de l’énergie et des services financiers, mais ne voit plus de raison d’augmenter de façon importante la portion actions d’un portefeuille.

Le moment est plutôt venu de jeter un œil à la répartition des actifs, juge-t-il. Si l’équilibre du portefeuille s’est trop éloigné du plan initial, il faut corriger le tir. Une fois cette étape complétée, les investisseurs devraient prendre le temps de réfléchir aux occasions que recèlent d’autres catégories d’actifs. 

UN COUP D’ŒIL AUX ACTIONS PRIVILÉGIÉES

M. Rechtshaffen pense notamment aux actions privilégiées et à la dette privée. Les actions privilégiées diffèrent des actions ordinaires, car les dividendes doivent obligatoirement être payés à l’investisseur. S’ils ne le sont pas à la date prévue, ils sont simplement reportés, mais ne peuvent être annulés. Une entreprise ne peut augmenter ou diminuer ces dividendes comme elle le ferait pour des actions ordinaires. Au Canada, une bonne partie de ces titres sont émis par les grandes banques, les assureurs et les services d’utilité publique. 

Les actions privilégiées se partagent en deux types : celles à taux fixe et celles dont on revoit périodiquement le taux. Ces dernières paient un dividende préétabli pour une certaine période (généralement cinq ans), puis le révisent en se basant sur les taux des obligations du gouvernement canadien sur cinq ans. En raison de la diminution des taux d’intérêt, ces actions n’étaient pas très appréciées ces dernières années. Leurs dividendes avaient baissé ou alors il était clair qu’ils le feraient. 

M. Rechtshaffen rappelle toutefois que les obligations gouvernementales se situent déjà à un taux historiquement bas. Si celui-ci remonte dans les prochaines années, le dividende des actions préférentielles qui en dépendent suivra. Et même si l’inverse se produisait, le rendement de ces actions demeure intéressant. 

L’OPTION DU CRÉDIT PRIVÉ

Quant à la dette privée, plusieurs investissements qui offraient des rendements d’environ 8 % par année avant la pandémie sont restés en territoire positif, générant des rendements de 2 % et plus. Cela en fait des produits intéressants, croit M. Rechtshaffen. 

Le plus important, selon lui, est de réaliser que s’il faut revenir à sa stratégie de répartition initiale, il est aussi essentiel de s’ajuster à un marché où les taux d’intérêt extrêmement bas dominent. Cela doit nécessairement amener à réfléchir à la possibilité de miser sur certains nouveaux actifs.

La rédaction vous recommande :