Tirelire en forme de cochon sur laquelle est posée une étiquette portant le mot "retraite".
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Lorsqu’ils quittent la vie active, bon nombre de retraités ont le réflexe de réduire radicalement le niveau de risque de leur portefeuille en se jetant à corps perdu dans les titres à revenu fixe. Grave erreur, estime le planificateur financier Jean Dupriez.

« Les gens sous-estiment grandement leur espérance de vie. Si on prend sa retraite à 65 ans et que l’on vit jusqu’à 95 ans, on a un horizon de placement de 30 ans! », s’exclame-t-il.

Les titres à revenu fixe ne sont plus aussi rentables qu’avant

Vu la complexité des marchés à revenu fixe à l’heure actuelle, la production de rendement de revenu et la gestion du risque nécessitent une gestion active comme celle qu’offrent les FNB de titres à revenu fixe de Placements Franklin Templeton.

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Ainsi, trouver refuge dans le marché obligataire se fait au prix de nombreuses années de rendement sur les marchés boursiers. « Beaucoup de gens croient encore que les obligations peuvent rapporter autant que les actions. C’est une fausse croyance très répandue », déplore le conseiller.

La stratégie élaborée par M. Dupriez consiste plutôt à diviser le portefeuille de retraite en deux sous-portefeuilles. Le premier sera constitué de titres liquides et sécuritaires, comme de l’encaisse ou des fonds du marché monétaire, de façon à couvrir les besoins immédiats de décaissement. Ce portefeuille « rente » devrait détenir suffisamment d’actif pour soutenir le coût de la vie du retraité pendant une période de trois ans. Les personnes ayant une très faible tolérance au risque peuvent toutefois allonger cette période à quatre ou cinq ans.

Le deuxième sous-portefeuille, qui constitue la majeure partie de l’actif total en début de retraite, devrait quant à lui être investi uniquement en actions de façon à générer de la croissance en vue des années de retraite plus lointaines. La vente régulière de ces actions permettra d’alimenter le premier sous-portefeuille. « On vend les actions seulement lorsqu’elles sont en hausses », précise cependant Jean Dupriez.

UN PORTEFEUILLE D’ACTIONS PRUDENT

Rester majoritairement investi sur les marchés boursiers à la retraite ne signifie pas de devoir prendre des risques inconsidérés. Les titres technologiques à forte croissance sont par exemple à éviter pour les retraités, insiste Jean Dupriez, qui prône plutôt la construction d’un portefeuille « banal » essentiellement constitué de blue chips (titres de qualité émis par des grandes sociétés établies).

« On peut aussi sécuriser son portefeuille avec des actions qui versent de gros dividendes. Elles offrent des rendements supérieurs aux obligations, tout en étant très stables », dit-il.

Mais les retraités ayant une grande aversion pour le risque peuvent-ils trouver leur compte dans une telle stratégie? « Il faut tenir compte du profil de risque, mais il faut aussi séparer le calcul froid et mathématique du calcul sentimental. Plusieurs conseillers calculent la tolérance au risque de leur client avant même de réaliser les calculs de répartition d’actif », souligne-t-il.

Il ajoute que les investisseurs ont souvent une mauvaise perception du risque. « Dans 90 % des cas, les actions récupèrent toute leur valeur en moins de trois ans après une chute boursière », insiste-t-il.

Malgré tout, il concède que pour certains retraités, la meilleure solution consiste à réaliser une répartition d’actif à 100 % en obligations. « Si une personne a amplement d’argent pour bien vivre jusqu’à sa mort et est très insécure face aux actions, il est inutile de lui créer du stress pour générer un rendement dont elle n’a pas vraiment besoin. »