Plusieurs mains d'hommes d'affaires mettent de la monnaie dans des pots d'où poussent des plantes.
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L’investissement durable gagne en popularité. Au-delà des rendements, plusieurs investisseurs canadiens tiennent compte des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) pour choisir les entreprises qui composent leur portefeuille.

En effet, près du quart des Canadiens qui ont souscrit des placements ont démontré de l’appétit pour les stratégies ESG, démontre une récente étude de la Sun Life. Ce sont les millénariaux (34 %) qui sont les plus susceptibles de considérer ces facteurs dans leurs stratégies de placement.

La pandémie du coronavirus pourrait bien entraîner une autre poussée de croissance de ce type de placement. En effet, 73 % des investisseurs croient que les entreprises doivent soutenir la durabilité en raison de cette crise, selon un sondage de MSF, une firme nord-américaine de conseil en placement, mené en juin 2020.

Selon le sondage, les facteurs ESG les plus importants pour les Canadiens sont l’accès universel à de l’eau potable (65 %), le respect des droits de la personne (60 %), la lutte contre la corruption (60 %) et les changements climatiques (59 %). Ces facteurs ESG sont toutefois d’égale importance pour 35 % des répondants à un autre sondage de MSF mené cette fois-ci auprès de participants de régime canadiens.

Chez les investisseurs institutionnels, les trois principales raisons qui les motivent à considérer les facteurs ESG sont, dans l’ordre, la minimisation du risque, l’amélioration du rendement et le devoir fiduciaire.

La valeur des actifs mondiaux appliquant des données ESG pour orienter les décisions d’investissement a presque doublé en quatre ans pour atteindre plus de 40 billions de dollars (T$) en 2020, selon la firme de recherche américaine Opimas. Au Canada, ils atteignaient 1,7 T$ en 2018 comparativement à 0,6 T$ en 2012. Ils ont presque quadruplé aux États-Unis durant la même période, passant de 3,7 T$ en 2012 à 12 T$ en 2018.