Jeune couple travaillant à l'ordinateur.
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Pendant la pandémie, les millénariaux ont privilégié l’investissement à l’épargne. Ils ont notamment investi dans les cryptomonnaies. Vers quels types d’investissements pourraient-ils se tourner ensuite ?

Pour répondre à cette question, MoneyTransfers.com a comparé plusieurs études et recoupé les résultats sur les investissements (actuels et à venir) de la génération Y (né entre 1981 et 1996). Il en est ressorti que ce sont les millénariaux qui ont le plus changé leurs habitudes d’investissement. Selon l’enquête mondiale de Natixis/Statista, ils sont 23 % à avoir investi davantage pendant la pandémie, contre 21 % de la génération X et 15 % des baby-boomers.

Le tiers des millénariaux (32 %) ont augmenté leur activité de courtage direct ou via des plateformes en ligne, ce qui a aussi été le cas pour 24% de la génération X et 16 % des baby-boomers.

Dans un sondage TD Ameritrade/Harris mené aux États-Unis, 17% des membres de la génération Y ont déclaré avoir ouvert un nouveau compte d’investissement pendant les premiers mois de la pandémie afin de modifier leur planification financière, contre 12 % de la génération X et seulement 2 % des baby-boomers.

OÙ VA L’ARGENT DES MILLÉNARIAUX ?

Difficile à dire, bien qu’il y ait de nombreuses enquêtes sur le sujet en raison d’un échantillonnage parfois biaisé. Il est néanmoins possible de dégager des tendances.

  • Un tiers des millénariauxtiennent compte des critères ESG (environnement, société et gouvernance) dans leur choix d’investissement  contre 16 % de la génération X, 2 % des baby-boomers et 19 % des jeunes de la génération Z.
  • Ils sont aussi nombreux (64 %) à être intéressés par l’investissement d’impact, soit créer des portefeuilles qui profitent à la société ou à l’environnement tout en générant des gains financiers (comparativement à 50 % de la génération X et 34 % des baby-boomers).
  • Pour obtenir des conseils d’investissement, 38 % des millénariaux utilisent les médias sociaux y compris des canaux comme WallStreetBets de Reddit. Parmi les membres de la génération Z, cette proportion s’élève à 41 %.
  • Les actions de croissance sont les investissements les plus populaires auprès des Y et des Z (58 %). Les millénariaux sont aussi plus intéressés par les actions-mème et les investissements éthiques que les autres générations, même si elles ne constituent pas la majorité de leurs investissements.
  • Les cryptomonnaies attirent un grand nombre de jeunes. Selon les enquêtes, la proportion des millénariaux qui en possèdent varie entre 39 % et 49 %. Chez les Y, ils sont 12 % à considérer les cryptomonnaies comme l’investissement le plus sûr pour 2021, contre 9 % de l’ensemble des répondants d’une enquête du magazine en ligne Sophisticated Investor.
  • L’intérêt pour les NFT – des actifs numériques basés sur la blockchain dont les investisseurs, les collectionneurs d’art et bien d’autres peuvent acheter la propriété exclusive – a explosé au cours de la dernière année. Un récent sondage de Morning Consult a révélé que les millénariaux (en particulier les hommes) étaient les plus enclins à acheter des NFT : 23 % des membres de la génération Y ont réalisé des investissements NFT contre 8 % chez les X et 4 % de la génération Z.

OÙ INVESTIRONT-ILS ENSUITE ?

Une enquête britannique a révélé que 53 % des investisseurs de la génération Y et de la génération Z n’avaient pas gagné autant qu’ils l’espéraient, ou avaient même perdu de l’argent. Par conséquent, ils sont nombreux (68 %) à envisager des actifs à moindre risque tels que l’or et d’autres métaux précieux.

Selon les analystes de Morgan Stanley, seuls 6,5 % des actifs de la génération Y sont en actions. Les plus populaires sont NIO, Apple, Tesla, Plug Power, Aphria et… Marathon Oil (comme quoi les préoccupations ESG sont parfois mises de côté).

En 2021, les millénariaux sont aussi nombreux (70 %) à avoir augmenté leur tolérance au risque, comparativement à 51 % en 2020. Près des trois quarts (72 %) des investisseurs des générations Y et Z sont confiants dans leurs décisions de portefeuille contre 56 % avant la pandémie.

Ils sont aussi de grands utilisateurs d’applications de courtage boursier.