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Photo : Sergey Nivens / 123RF

Feux de forêt en Californie, tsunami en Indonésie, ouragans en Amérique centrale et aux États-Unis, l’année 2018 a été marquée par les catastrophes naturelles en tout genre. Rien toutefois pour freiner l’engouement pour les « obligations catastrophes ». Du moins pour le moment.

Le marché de ces titres de créance a atteint 30 milliards de dollars américains en juin 2018, en progression constante d’une année à l’autre, selon des données de Aon Securities.

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Au début de 2018, la Banque mondiale a notamment réalisé une émission de 1,36 G$ US d’obligations catastrophes dans le but de couvrir d’éventuels risque de séismes au Chili, en Colombie, au Mexique et au Pérou, rapportent Les Echos.

L’INVESTISSEUR RÉASSUREUR

En faisant l’acquisition d’obligations catastrophes, les investisseurs deviennent en quelque sorte des réassureurs. L’émission de ces titres, généralement effectuée par les compagnies d’assurance, vise à réunir des fonds en prévision d’une catastrophe naturelle. En échange de versements d’intérêts plus élevés que les obligations classiques, les investisseurs prennent le risque qu’une catastrophe survienne. Dans un tel cas, il peuvent perdre la totalité du capital investi.

Les assureurs peuvent grâce à ces titres se tourner vers les marchés financiers plutôt qu’uniquement vers les réassureurs pour diversifier leur couverture de risque.

Selon Bloomberg, le coupon moyen d’une telle obligation émise en 2018 atteignait 5 %.

Autre atout de ces titres, leur rendement est totalement décorrélé des autres catégories d’actif. L’arrivée d’un ouragan sur les côtes floridiennes n’a aucun lien avec la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine…

DES RENDEMENTS TOUJOURS POSITIFS… JUSQU’À PRÉSENT

Les obligations catastrophes offrent des rendements alléchants, mais elles sont très loin d’être sans risque. Cela dit, depuis 2003, ce marché n’a jamais enregistré de rendement annuel négatif, selon le Swiss Re Cat Bond Total Return Index, un indice qui suit la performance des obligations catastrophes, souligne Bloomberg.

Mais contrairement à ce que peuvent penser les investisseurs, l’absence de catastrophe n’est pas nécessairement synonyme de profit, tout comme la matérialisation d’un tel risque ne se traduira pas automatiquement en perte. Cela s’explique par le fait que ces obligations vont généralement couvrir des risques très spécifiques. Une obligation pourrait par exemple couvrir le risque de dégâts causés par le vent lors d’un ouragan en Caroline du Sud, mais pas les risques d’inondations causées par le même ouragan.

La hausse du nombre de catastrophes naturelles de plus en plus coûteuses pourrait néanmoins freiner les ardeurs des investisseurs au cours des prochaines années, a souligné au Financial Times Stefan Holzberger, de l’agence de notation AM Best. « Plusieurs investisseurs cherchent pour la première fois à réduire leur exposition aux risques catastrophes. Nous n’avions pas observé un tel phénomène auparavant. »