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Quand le REER et le CELI sont maximisés, il existe une autre option pour épargner en réduisant son fardeau fiscal : les fonds fiscalement avantageux.

Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins, explique de quoi il en retourne dans ce balado de la série Gestionnaires en action publié sur lesaffaires.com.

Qu’est-ce qu’un fonds fiscalement avantageux ? En gros, c’est une stratégie de placement qui permet de réduire l’impôt payé sur la croissance de votre placement.

Selon Luc Girard, ces fonds ont la particularité d’être constitués en société, alors que les fonds communs traditionnels sont constitués en fiducie.  

« Un fonds constitué en société est en mesure d’éliminer les revenus d’intérêt et les revenus étrangers pour l’actionnaire, qui coûtent très cher parce qu’ils sont imposés à 100 %. L’épargnant ne va donc recevoir que du dividende canadien et du gain en capital, ce qui optimise le portefeuille au plan fiscal », explique-t-il

Ces fonds conviennent autant aux particuliers qu’aux propriétaires d’entreprise qui possèdent des sociétés de gestion.

 « Ces sociétés de gestion sont à l’affût des gains en capitaux, car ceux-ci leur permettent de bâtir ce qu’on appelle le CDC, soit le compte de dividende en capital. Lorsqu’une société de gestion fait un gain en capital, la moitié non imposée du gain vient augmenter le solde du CDC qui sera versé sans imposition à son propriétaire », continue le gestionnaire de portefeuille.

« Il est aussi important de parler de la notion de revenu passif », ajoute-t-il, songeant aux mesures fiscales ajoutées par le gouvernement fédéral depuis 2018 qui font en sorte que le propriétaire d’une compagnie opérante générant des revenus de placement de plus de 50 000 $ voit sa structure d’imposition changer drastiquement. « Encore une fois, le fonds fiscalement avantageux vient réduire au maximum les revenus de placements passifs », déclare-t-il.

Ces fonds sont aussi un produit intéressant pour les aînés qui doivent limiter leurs revenus imposables pour ne pas voir réduire ou perdre leurs prestations de la sécurité de la vieillesse.

Les grandes banques, les compagnies de fonds communs offrent ce type de produit. « Il y en a pour tous les goûts », assure Luc Girard qui recommande aux investisseurs de parler avec un fiscaliste ou un conseiller en placement pour savoir si ce produit peut être bon pour eux.