Téléphone cellulaire avec les applications Google, Facebook, YouTube, Amazon, Yahoo, Instagram.
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Les titres des géants de la techno ont longtemps été les chouchous des gestionnaires de fonds de Wall Street. Mais après des semaines de chute sur les marchés boursiers, la lune de miel est terminée.

Les FAANG, soit les titres boursiers de Facebook, Amazon, Apple, Netflix, et Google, de même que leurs équivalents chinois Baidu, Alibaba et Tencent (BAT), étaient les actions les plus activement négociées sur les marchés depuis le mois de février, selon le sondage mensuel de Bank of America Merrill Lynch auprès des gestionnaires d’actif. Mais plus maintenant, alors que les investisseurs professionnels jettent désormais leur dévolu sur… le dollar américain.

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Au cours des trois derniers mois, l’action d’Apple a plongé de 20 %, et celle de Facebook, de 13 %. Amazon, dont le titre avait atteint une capitalisation boursière de 1000 G$ plus tôt cette année, a connu une débâcle de 22 %, ramenant sa valorisation à 744 G$. Cela dit, l’action du géant du commerce en ligne a tout de même enregistré une croissance de 30 % depuis le début de l’année, rapporte CNBC.

RUÉE SUR LA DEVISE AMÉRICAINE ET LES OBLIGATIONS

Alors que les géants technos de la Silicon Valley battent de l’aile, le dollar américain continue de se renforcer grâce aux solides données sur l’économie américaine, notamment la forte consommation des ménages. La récente déroute des marchés boursiers a également fait du billet vert une valeur refuge pour les investisseurs. La semaine dernière, il a atteint un sommet des 18 derniers mois.

Bien que le plus grand nombre de transactions effectuées sur les marchés financiers concernent aujourd’hui le dollar américain, les FAANG occupent toujours le deuxième rang des actifs les plus négociés, suivis des titres des marchés émergents.

Mené auprès de 243 gestionnaires de fonds, le sondage de Bank of America Merrill Lynch a également révélé que la récente contre-performance des marchés boursiers a poussé les investisseurs à fuir les actions et à acheter un nombre record d’obligations.