La décision du Royaume-Uni de quitter l’Unioneuropéenne et l’élection de DonaldTrump à la présidence des États-Unis ont déclenché des vagues de volatilité sur les marchés. Bien que les marchésaméricains semblent maintenant accueillir favorablement M.Trump, la mise en place de son programme économique est scrutée minutieusement.

Si le programme de M.Trump, qui prévoit d’énormes réductions d’impôt générales et des travaux d’infrastructure de l’ordre de un billion de dollars américains, est approuvé et stimule réellement l’économie, ce pourrait être bon pour les marchés. Mais une amélioration de l’économie est aussi susceptible d’inciter la Réserve fédérale américaine à augmenter les taux d’intérêt, ce qui pourrait perturber les devises et les marchés. Pour les gens d’ici qui sont à la retraite ou le seront bientôt, il peut être inquiétant d’investir compte tenu de l’incertitude qui règne. Dans l’entretien qui suit, MichaelBanham, vice-président, distribution des produits de gestion de patrimoine à la Financière SunLife, et Michael Irwin, vice-président adjoint, gestion des produits et des placements à Placements mondiaux SunLife, traitent de la façon dont les conseillers peuvent aider leurs clients à maintenir le cap dans la conjoncture.

Michael I.: DonaldTrump pourrait être l’élément imprévisible le plus important pour l’économie mondiale et les marchés pendant un certain temps. Il est probable que les investisseurs sont inquiets– et ça se comprend. Comment un conseiller peut-il être utile dans ce nouveau cadre politique?

MICHAEL B.: Il y a assurément de nombreuses inconnues. Et comme il est toujours recommandé de le faire en période de volatilité des marchés, les conseillers devraient rester en contact avec leurs clients pour les guider dans les moments difficiles. Par ailleurs, compte tenu de toute l’agitation au sujet de l’élection, les clients doivent savoir que la venue d’un nouvel occupant à la Maison-Blanche ne change en rien les règles de base pour investir avec succès– faire affaire avec un conseiller et conserver ses placements dans un portefeuille bien diversifié.

Donc, dans un contexte de turbulence possible des marchés et de hausse éventuelle des taux d’intérêt aux États-Unis, les conseillers devraient s’entretenir avec leurs clients au sujet des rendements des placements et de celui des marchés. Le but doit toujours être de maintenir les clients sur la bonne voie vers l’atteinte de leurs objectifs d’épargne-retraite. Il faut trouver le juste équilibre entre les produits, les plans et les stratégies pour produire un revenu durable– peu importe ce qui se passe sur les marchés.

MICHAEL B.: À mon tour maintenant de poser une question. Dans la conjoncture, comment les conseillers et les investisseurs devraient-ils aborder le marché selon vous?

Michael I.: Je vais répondre à cette question Michael en commençant par présenter le tableau général de la situation, et par aborder le fait que 1000Canadiens atteignent chaque jour l’âge de 65ans. On s’attend à ce que ce nombre passe à 1400 d’ici 2021[1]. Beaucoup de personnes devront transformer leur actif en revenu de retraite. Et pourtant, l’Indice canadien de report de la retraite SunLife 2014(sondage mené auprès de 3400 Canadiens) a constaté que quatre personnes sur dix avaient commencé à réduire le risque auquel leur portefeuille était exposé à la suite de la crise financière de 2008, et que seulement 6% avaient déclaré prendre plus de risque.

Adopter aujourd’hui une approche ultra prudente en matière de placement pourrait avoir des effets négatifs sur les niveaux de revenu à la retraite pour l’avenir. Heureusement, il y a des solutions potentielles. Une approche diversifiée et équilibrée au moyen d’une combinaison d’obligations(risque moyen) et de fonds d’actions/actions(risque plus élevé) peut aider les investisseurs à atteindre leurs objectifs de revenu, mais à un niveau de risque acceptable. Ces derniers devraient aussi diversifier leurs placements en les répartissant par pays, par secteur et par style de gestion, comme la gestion active ou passive.

Il est possible de simplifier tout ce processus en optant pour une solution gérée, qui offre un portefeuille autonome hautement diversifié dans un seul placement. Les conseillers voudront s’entretenir avec leurs clients au sujet de la conjoncture, et choisir une solution gérée répondant aux objectifs, à la tolérance au risque et à l’horizon de placement de ces derniers.

Michael I.: Michael, qu’est-ce qui sera important relativement au soutien dont les conseillers auront besoin au cours des deux prochaines années?

MICHAEL B.: Nous savons avec certitude que rien ne va changer du point de vue du client– il voudra toujours faire la transition vers la retraite avec confiance. Et c’est pourquoi le rôle du conseiller, qui fournit des conseils judicieux, est si crucial. Je souligne ici que 76% des retraités qui font affaire avec un conseiller sont satisfaits de leur épargne-retraite[2].

Mais les conseillers doivent tenir leurs clients informés, surtout lors d’une période marquée par l’incertitude des marchés. Nous devons donc continuer à fournir aux conseillers des messages pertinents et en temps opportun sur l’évolution des marchés, et leur assurer que nous tenons fermement le gouvernail en ce qui concerne la gestion des placements.

Avant toute chose, afin de diminuer les craintes des clients, nous devons mettre l’accent sur un message positif en présentant un large éventail de solutions de gestion de patrimoine pour combler leurs besoins. Ce qui signifie que, comme industrie, nous devons concevoir de nouveaux produits et continuer de perfectionner les produits existants.

MICHAEL B.: Les gens vivent plus vieux et leur revenu doit durer, ce qui rend incontournable la préservation du capital. Michael, comment abordez-vous le risque en ce qui concerne les Solutions gérées Granite SunLife?

Michael I.: Un des avantages de notre stratégie tactique, c’est que nous pouvons adapter rapidement les Solutions gérées Granite SunLife aux bouleversements qui secouent les marchés et aux occasions qui peuvent se présenter.

Prenons un exemple pour en illustrer le fonctionnement. Les marchés étaient volatils avant la tenue du référendum au Royaume-Uni en juin2016, et nous avons essayé de protéger les investisseurs en réduisant notre position en actions européennes et américaines. Nous nous attendions aussi à une liquidation massive si le pays votait en faveur d’une sortie de l’Union européenne. Pour atténuer une partie de la chute des marchés, nous avons adopté une stratégie prudente faisant appel aux options à l’égard des actions internationales, et elle a bien fonctionné; elle a procuré un rendement positif tout en protégeant les investisseurs contre le plein impact de la correction liée au Brexit.

Il s’agit d’un des avantages que nous nous efforçons d’offrir aux retraités, comme à tout autre investisseur d’ailleurs. Ils bénéficient d’un portefeuille qui est non seulement largement diversifié, mais qui est aussi surveillé et géré de manière à atténuer le risque. Aujourd’hui, c’est plus important que jamais.

Pour en apprendre davantage, voyez comment L’art de voir le bon côté des choses fait le lien entre les stratégies courantes et les placements effectués pour atteindre des objectifs déterminés. Ce site Web des plus intéressants présente des ressources utiles pour les épargnants à l’adresse placementsmondiauxsunlife.com/leboncote.


Michael Irwin
Michael Irwin

Michael Irwin, CFA, est vice-président adjoint, gestion des produits et des placements à Placements mondiaux Sun Life (PMSL).

Michael s’est joint à la Financière Sun Life en 1999 et il a occupé plusieurs postes importants aux responsabilités variées. Parmi ses tâches actuelles, il est entre autres responsable de la gestion et de la surveillance de toutes les relations avec les sous-conseillers de PMSL, ainsi que de la conception de nouveaux produits. Avant de se joindre à la Financière Sun Life, Michael a travaillé comme conseiller en placement pendant sept ans.

Michael est titulaire d’un baccalauréat ès arts avec spécialisation en économie de l’Université Western Ontario. En plus de posséder le titre de CFA, il est membre du CFA Institute de Toronto.

Michael Banham
Michael Banham

Mike Banham est vice-président, distribution des produits de gestion de patrimoine, et membre de l’équipe de direction de Placements mondiaux Sun Life Canada.

M. Banham est responsable de la croissance des ventes de produits de gestion de patrimoine de l’Individuelle pour la Financière Sun Life au Canada. Avec les membres de son équipe, il fait appel aux conseillers pour soutenir le développement de leurs affaires en tirant parti de la plateforme élargie de la Financière Sun Life, qui comprend des fonds communs de placement offerts par Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc., des contrats de fonds distincts et des produits garantis de gestion de patrimoine établis par la Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie, et des produits fiduciaires établis par la Fiducie de la Financière Sun Life inc.

M. Banham est entré au service de la Financière Sun Life en 1987 et a occupé divers postes de direction dans le secteur de la gestion de patrimoine de l’Individuelle. Avant d’être nommé vice-président, distribution des produits de gestion de patrimoine, il était chef de l’exploitation de Placements mondiaux Sun Life, où il a joué un rôle prépondérant dans le lancement des fonds communs de placement de Placements mondiaux Sun Life.

M. Banham a également fait partie du conseil d’administration de l’Institut des fonds d’investissement du Canada. Il est titulaire d’un baccalauréat spécialisé en administration des affaires de l’Université Wilfrid‑Laurier de Waterloo, en Ontario, et a obtenu le titre de comptable en management accrédité de la Société des comptables en management du Canada.


[1] Statistique Canada, Estimations de la population du Canada, 2012
[2] Rapport spécial 2016 sur la retraite aujourd’hui de la Financière Sun Life