Cet article a été rédigé par la Financière Sun Life. Les points de vue qui y figurent ne reflètent pas nécessairement ceux des Éditions Rogers.


Mise en contexte

Par Camilla Cornell

Lorsqu’un ami a demandé à Rémi, âgé de 50 ans, et à Jean-François, âgé de 53 ans, de l’aider à financer son projet en restauration, le couple de Québec a sauté sur l’occasion. Rémi occupe le poste de responsable des ressources humaines dans une grande société et Jean-François, celui de vice-président d’une agence de publicité. Ils ont toujours joué de prudence, optant pour des emplois stables, plutôt que pour l’entrepreneuriat, lequel comporte des risques financiers. Par contre, cette aventure en restauration répondait à leur désir de sortir un peu de leur zone de confort et de réaliser un investissement qui pourrait réellement être rentable.

Leur ami Stéphane, un gérant de restaurant expérimenté, proposait ce que Rémi et Jean-François croyaient être un concept gagnant. Le couple a investi 100000$ dans le projet de leur ami, qui, selon celui-ci, était susceptible de devenir une chaîne de restauration prospère. Cet argent a rapidement été englouti dans de l’équipement de restauration dispendieux et des dépenses imprévues en rénovation.

Stéphane est donc revenu à la charge, promettant une plus grande participation dans l’entreprise en échange d’un autre investissement de 50000$. Hésitant, mais finalement convaincu que les clients se rueraient dès l’ouverture du restaurant, le couple s’imaginait être largement remboursé, ce qui n’a pas été le cas.

Stéphane a pris un risque en choisissant un local situé dans un quartier marginal de Québec, et les clients n’ont pas afflué. Rémi et Jean-François ont fourni 25000$ de plus, puisés dans leur argent durement gagné; ces fonds ont servi à payer le salaire du personnel et d’autres coûts pendant les six mois qui ont précédé la faillite du restaurant.

Perdre 175000$ provenant de leurs épargnes a été un coup dur pour Rémi et Jean-François. Encore pire, à cause de cette expérience, ils sont devenus des investisseurs frileux au cours des deux dernières années; ils ont largement cotisé à leur REER respectif, soit en plaçant dans des certificats de placement garanti(CPG) ou des obligations.