Vous la constatez dans votre pratique, n’est-ce pas? Cette tendance des Clients à vouloir demeurer actifs plus longtemps sur le marché du travail ou à écourter leur retraite afin que leur ancien employeur continue de bénéficier de leur expérience… Trois invités de la Financière Sun Life lèvent le voile sur le sujet.

1) Le Client a ses propres motivations pour retourner travailler

Si certains retraités choisissent de retourner au travail pour une question de stimulation intellectuelle, d’autres prennent plutôt cette décision en raison de préoccupations financières. Après l’âge de 65 ans, les Clients s’inquiètent parfois de ne pas pouvoir maintenir le train de vie souhaité. Pour un motif ou un autre, ils pourraient donc fort bien vouloir reprendre le boulot à raison de quelques heures par semaine. Une situation qui ne surprend guère Richard Chiasson, directeur des ventes à la Financière Sun Life.

« Certains épargnants, n’ayant pas assez de revenus de retraite, n’ont guère d’options : ils doivent effectivement retourner travailler. Pour d’autres, c’est avec l’intention de s’offrir de petits luxes qu’ils reprennent le collier. Ces derniers doivent être particulièrement vigilants pour éviter de gagner des sommes d’un côté… pour ensuite en perdre de l’autre! », dit-il.

2) Gagner un revenu supplémentaire peut constituer une erreur coûteuse

Un retour au travail à l’étape de la retraite ne devrait se faire qu’après avoir procédé à une analyse des conséquences financières. « Par exemple, le Client qui reçoit la pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) sera sujet à l’impôt de récupération si son revenu dépasse le cap des 77 580 dollars pour 2019 », illustre Richard Chiasson. Assurez-vous d’avoir une vision globale de la situation pour lui éviter une ponction financière en fin d’année alors qu’il s’attendait à avoir une plus grande marge de manœuvre budgétaire.

Sylvain Léveillée, planificateur financier au sein des Services de planification financière et successorale à la Financière Sun Life, constate sur le terrain que les nouveaux retraités souhaitent souvent bénéficier le plus rapidement possible des prestations gouvernementales offertes. « Le bon réflexe serait plutôt d’analyser la possibilité de retarder l’encaissement de celles-ci pour en bonifier la portée », dit-il. Le Client doit donc être accompagné dans le décaissement optimal de ses actifs.

3) Plusieurs stratégies existent pour décaisser intelligemment les actifs

Pour Sylvain Léveillée, chaque couple aurait avantage à envisager le fractionnement de ses revenus de retraite admissibles. « Si l’un des deux conjoints n’a aucun revenu pendant que l’autre gagne 100 000 dollars par année, ce dernier aurait avantage à fractionner son revenu en parts égales avec son conjoint ou sa conjointe. En s’imposant chacun sur 50 000 dollars, la famille conserve ainsi environ 9 000 dollars additionnels annuellement dans ses poches », estime-t-il.

L’autre atout à ne pas négliger dans la planification des revenus de retraite des Clients est le compte d’épargne libre d’impôt (CELI). « Il est possible d’y cotiser 63 500 dollars en 2019 pour le Client n’y ayant jamais déposé un denier », rappelle Richard Chiasson. Un régime très avantageux, donc, pour bonifier son train de vie sans alourdir sa facture fiscale. « C’est le véhicule idéal pour accumuler des sommes qui permettront de retarder l’encaissement des rentes mentionnées précédemment », complète Sylvain Léveillée.

4) Des initiatives gouvernementales viennent d’être bonifiées pour les Clients visés

Dans leur dernier budget respectif, les gouvernements du Canada et du Québec ont proposé des améliorations à certaines mesures destinées aux retraités, dans l’objectif de favoriser leur maintien en emploi et de réduire les conséquences de la pénurie de main-d’œuvre qui prévaut dans certains secteurs actuellement.

François Bernier, directeur de la planification fiscale et successorale à la Financière Sun Life, a préparé un sommaire des faits saillants du discours sur le budget du Québec pour l’année 2019-2020. Ce résumé traite d’ailleurs des aspects susceptibles de toucher les Clients qui envisagent de retourner au boulot, tels que la bonification du crédit d’impôt pour les travailleurs d’expérience.

Le ministre des Finances du Canada, Bill Morneau, a de son côté dévoilé dans son plus récent budget une série de mesures qui aideront les aînés à conserver davantage d’argent dans leur portefeuille. La bonification du Supplément de revenu garanti (SRG) en est un exemple.

5) Vous avez un rôle important à jouer sur le sujet

Le Client qui retourne sur le marché de l’emploi après quelques années de retraite doit jongler avec plusieurs variables financières. « Le conseiller, après avoir favorisé l’accumulation de richesse par le Client, doit éventuellement le faire évoluer vers une mentalité de décaissement des actifs », rappelle Richard Chiasson. Il est donc impératif que tout professionnel de l’industrie peaufine ses connaissances du sujet.

François Bernier aime bien comparer ce volet de votre travail à celui d’un horloger. « Celui-ci travaille avec de multiples pièces mécaniques qui doivent venir s’imbriquer les unes dans les autres. Il s’agit d’un art qui exige minutie et méthode. Après tout, une montre doit donner… l’heure juste! En tant que conseiller, vous devez appareiller chacune des sources de revenus du Client pour en maximiser l’efficacité fiscale, surtout s’il souhaite effectuer un retour sur le marché du travail », conclut-il.

Pour en savoir plus sur le retour au travail d’une personne retraitée et les impacts financiers d’un tel choix, n’hésitez pas à communiquer avec votre gestionnaire des relations de la Financière Sun Life.

Pour en savoir plus :