À la fin de 2015, le Québec comptait plus de 239000entreprises avec employés. Et 97,9% de ces entreprises au pays comptaient de 1 à 99employés[1].

En tant que conseiller, vous avez là une opportunité de marché importante qui mérite une place de choix dans votre stratégie de développement d’affaires. Voici un tour d’horizon des solutions de produits d’assurance que vous pouvez proposer à cette clientèle.

Des protections, peu importe le stade de croissance

Selon la Fondation de l’entrepreneurship, près de 80% des entreprises sont créées de toute pièce. Elles sont donc le fruit de nombreux efforts de la part d’entrepreneurs qui investissent temps, énergie et argent pour se lancer en affaires. «La valeur d’une entreprise, de même que la capacité de travailler de ses dirigeants, sont des richesses à protéger», explique AntoineFalciglia, directeur régional, planification financière et successorale à la Financière SunLife. En plus d’assurer aux proches une protection en cas de décès, d’accident ou de maladie, plusieurs produits d’assurance permettent du même coup de tenter d’assurer la pérennité de l’entreprise et de la protéger du mieux possible.

Assurance-vie, assurance-invalidité, assurance maladies graves… «L’important, c’est que les protections évoluent selon la valeur de l’entreprise, ses besoins– assurances pour les dirigeants, actionnaires, collaborateurs clés, employés, etc.– et sa capacité de payer», ajoute Richard Chiasson, directeur régional des ventes de produits d’assurance individuelle, Financière SunLife. «Par exemple, une entreprise en démarrage, qui a souvent moins de moyens, pourrait opter pour une assurance-vie temporaire, dont la prime est moins élevée, puis la convertir plus tard en police permanente».

L’assurance-vie: plusieurs options à envisager

L’assurance-vie est utile à plus d’un titre pour couvrir les besoins des entreprises et reste le produit qui leur est le plus souvent offert. Voyons quelques exemples de besoins qu’elle peut couvrir.

Convention de rachat de parts

En plus d’offrir une protection financière en cas de décès du propriétaire et de contribuer au maintien des activités, elle peut servir à financer une convention de rachat de parts et à planifier la succession du propriétaire (ou des propriétaires) en permettant au ou aux survivants de racheter la part de l’autre. Il s’agit d’un volet clé d’un bon plan d’entreprise.

Assurance collaborateurs essentiels

Il arrive souvent qu’une ou deux personnes jouent un rôle clé dans une petite entreprise. Par exemple, un représentant qui génère 60% du chiffre d’affaires. Dans ce cas, le produit de l’assurance pourrait permettre d’engager un remplaçant, de rembourser des dettes ou de prendre le temps nécessaire pour liquider les actifs de l’entreprise.

Planification successorale

Dans bien des cas, le patrimoine du propriétaire est bloqué dans l’entreprise. Lorsque souscrite par l’entreprise elle-même, une assurance-vie peut aussi constituer un levier financier, notamment au sein d’une stratégie de maximisation de succession: au décès, si certaines conditions sont respectées et selon des règles fiscales bien établies, les prestations pourraient devenir non imposables puisque versées au nouvel actionnaire, soit souvent le conjoint ou la conjointe.

Planification de la retraite

Il pourrait aussi être possible d’utiliser une assurance-vie dans une stratégie de retraite: dans ce cas, l’entrepreneur peut contracter un prêt garanti par cette police afin de recevoir une source stable de revenu de son vivant.

Pour un emprunt

Sous le même principe qu’une assurance prêt hypothécaire personnelle, une assurance-vie créancier pourrait servir à couvrir les dettes d’une compagnie en cas de décès du propriétaire de l’entreprise.

«Dans ce cas, la protection ne décroît pas dans le temps, l’entrepreneur peut garder le contrôle sur son contrat et peut également se permettre de changer de prêteur, sans se soucier de son état de santé. Ce sont des éléments très avantageux, souligne M.Falciglia. De plus, une entreprise en démarrage peut se servir de cette garantie pour obtenir du financement plus facilement.»

Invalidité et maladies graves: prévoir ce qui est imprévisible

Malheureusement, un propriétaire d’entreprise n’est pas à l’abri d’un accident ou d’une maladie.

L’assurance-invalidité permet de protéger le revenu qu’une personne est en mesure de générer par ses activités commerciales ou professionnelles. «Le seul désavantage de ce produit, c’est de ne pas en avoir, affirme M.Chiasson. Il est essentiel de pouvoir remplacer ce revenu de l’entrepreneur, car l’entreprise pourrait ne pas survivre à cette épreuve.»

«Les actionnaires se protègent beaucoup en cas de décès– si je meurs, tu me rachètes et vice versa–, mais en cas d’invalidité, il y a peu de protections en place», constate M.Falciglia. «Or, les statistiques tendent à démontrer que l’invalidité représente un risque plus susceptible de se produire que le décès avant l’âge de 65ans.»

L’assurance maladies graves peut aussi s’avérer une option pertinente. Dans le cadre d’un contrat d’assurance maladies graves en copropriété, l’entreprise couvre alors le risque si le propriétaire ou un coactionnaire est atteint d’une maladie grave. Si aucun malheur ne survient après une période déterminée, l’ajout de l’avenant «remboursement de prime» donne l’option à l’entreprise de récupérer les primes versées. Attention toutefois: «Il est important de démontrer le besoin d’assurance. Ce n’est pas un moyen de détourner des fonds, avertit M.Falciglia. La loi prévoit que s’il y a un appauvrissement de la compagnie, cela ne fonctionne pas.»

Frais de bureaux et assurance-maladie

Messieurs Falciglia et Chiasson soulignent également que les entreprises peuvent se doter de polices d’assurance pouvant couvrir les frais de bureau(loyer, etc.) et les frais de maladie(médicaments, hospitalisation, voyages, etc.) des dirigeants et des employés.

Gérer le risque intelligemment

Les solutions d’assurance présentent plusieurs avantages pour les propriétaires d’entreprises et un manque de planification pourrait coûter très cher. En cas d’absence prolongée ou du décès d’un entrepreneur, qui est souvent le moteur de l’entreprise, la productivité et la rentabilité pourraient décliner, le crédit se faire plus capricieux, et les fournisseurs, les clients, voire les employés, pourraient vite aller voir ailleurs.

De quoi y penser deux fois pour les entrepreneurs, peu importe la taille ou le stade de croissance de leur entreprise.

Pour plus d’information à propos des solutions offertes aux propriétaires d’entreprise, visitez le Site des conseillers de la Financière SunLife. Vous y trouverez des stratégies de vente, des renseignements sur les produits disponibles et d’autres ressources.

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec un membre de votre équipe des ventes de produits d’assurance.


[1] Statistique Canada, http://www.ic.gc.ca/eic/site/061.nsf/fra/03021.html, juin 2016, Tableau1