C’est la vie ! Des événements imprévus viennent bouleverser les priorités personnelles de chaque individu. Ces impondérables entraînent parfois dans leur sillage des difficultés financières pour ceux qui, malheureusement, doivent jongler avec l’incertitude. Les Clients peuvent néanmoins limiter l’impact de cette dernière. Voici comment.

Marie-Josée Gagnon, directrice des services de planification financière et successorale à la Sun Life, rappelle qu’un dialogue doit être initié entre le conseiller et le Client pour colmater les brèches qui viendraient éventuellement affaiblir la situation financière de celui-ci. « Le succès réside dans la saine gestion des risques », dit-elle.

À la base de la pyramide de la planification financière repose la nécessité d’avoir… un plan ! Immédiatement au-dessus de celui-ci, suit la nécessité de pouvoir compter sur un testament et un mandat d’inaptitude à jour. Ces trois éléments servent de piliers à la suite des choses : ils se veulent un rempart contre l’inconnu, en quelque sorte. « Souffrir d’une invalidité, combattre une maladie grave ou être victime d’une perte d’autonomie sont quelques exemples de situations susceptibles d’ébranler la solidité d’un plan financier », dit-elle.

Source : Mon argent pour la vie – L’approche personnalisée de la Sun Life pour la planification de votre vie financière et de votre retraite

Il faut savoir que, parfois, les dominos tombent l’un après l’autre. « Un enfant hospitalisé dans un grand centre urbain mais dont la résidence se situe en zone rurale a évidemment besoin du soutien de ses parents. Cette situation affecte non seulement tout le noyau familial — les journées d’absence du travail, par exemple —, mais aussi le budget mensuel, désormais plombé par des frais d’hébergement et de restauration », souligne-t-elle.

À plus petite échelle, d’autres préoccupations peuvent venir chambouler la planification financière d’une famille. « Une dépense importante, l’endettement excessif ou une perte d’emploi peuvent faire dérailler le plan préalablement établi », rappelle-t-elle. Mais, heureusement, des moyens existent pour que le Client mette toutes les chances de son côté !

Gérer le risque à court terme

La première étape consiste à consolider le milieu de la pyramide financière. « La réduction des dettes et la constitution d’un fonds d’urgence sont deux excellents moyens de gérer les risques potentiels », dit Marie-Josée Gagnon. Le Client qui amasse des liquidités se donne ainsi les moyens de traverser une période creuse de plus courte durée.

« Le meilleur moyen d’économiser demeure l’épargne systématique : le Client ajuste son niveau de vie en conséquence ». Et ce coussin de sécurité — qui devrait représenter près de trois mois de dépenses récurrentes — remplace la nécessité de devoir piger dans l’épargne-retraite dans l’éventualité d’un coup dur. « Parce qu’avant de pouvoir maximiser la richesse, encore faut-il être capable de préserver le patrimoine », ajoute Marie-Josée Gagnon.

Prévoir l’imprévisible de plus longue durée

Quatre mois se sont écoulés depuis l’arrêt de travail. Non, cette situation n’a rien d’atypique. Est-ce que le Client demeure en mesure de non seulement préserver ses actifs, mais aussi de protéger son niveau de vie ? « C’est ici que la notion de bien connaître le Client prend toute son importance », enchaîne notre invitée. L’analyse d’une situation financière se fait à 360 degrés. Rien ne doit être laissé au hasard ! Lorsque vous décelez une brèche dans les défenses du Client, vous devez la colmater. « Qu’a-t-il en place comme protection actuelle que vous pourriez peut-être modifier ? », questionne-t-elle.

L’un des risques les plus importants à couvrir demeure d’ailleurs la capacité de gagner un revenu. « Le Client peut-il compter sur une assurance invalidité de longue durée offerte dans le cadre de ses assurances collectives ? Et si oui, quelles en sont les modalités ? » Un délai de carence trop long nécessite parfois un complément de protection. Et si le Client changeait d’emploi — est-ce que cela fait partie de son plan de match ? —, le risque d’invalidité ne disparaitrait pas pour autant… contrairement à la protection offerte par l’ex-employeur !

Gestion des risques : les 3 commandements du conseiller

1) Bien connaître le Client. N’hésitez pas à poser des questions qui sortent du cadre habituel. L’annonce par le Client d’un changement d’emploi prochain pourrait vous permettre d’envisager la perte éventuelle d’une protection d’assurance collective et de recommander la solution financière qui s’impose. Prenez le temps de discuter avec le Client afin de cerner si un risque potentiel est à prévoir.

2) Faire comprendre l’importance de couvrir les risques à court et long terme. Au même titre qu’un fonds d’urgence bien garni limite le risque d’endettement lorsque survient une dépense imprévue, l’assurance maladies graves (AMG) limite celui de piger dans l’épargne-retraite lorsqu’un pépin de santé couvert par le contrat vient brouiller les cartes. Anticipez ce qui pourrait survenir non seulement dans la prochaine année, mais aussi au cours de la prochaine décennie.

3) Planifier des rencontres périodiques. Jadis un jeune homme dans la vingtaine, le Client, désormais trentenaire, en couple et père de deux enfants. La situation évolue et exige évidemment une gestion du risque plus complète. D’année en année, vous vous êtes fait le devoir d’aller le rencontrer. Une habitude qui démontre, de nouveau, votre valeur en tant que conseiller !

Effectuez une analyse financière complète avec le Client afin d’évaluer si un événement imprévu viendrait perturber sa vie.  Pour en savoir plus, vous pouvez communiquer avec notre l’équipe de vente de l’assurance ou l’équipe de soutien aux ventes de produits de gestion de patrimoine.

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