Photo : 123RF

Lorsqu’il est question de planification de la retraite, les épargnants se laissent souvent guider par des croyances populaires et des règles générales plus près de l’ésotérisme que des faits. Forbes a identifié cinq des mythes les plus répandus liés à la retraite, et les a déboulonnés.

  1. POUR PRENDRE SA RETRAITE, IL FAUT AVOIR ACCUMULÉ X $

Le chiffre magique varie selon les sources, mais elles stipulent toutes qu’il est impossible de vivre une retraite confortable si l’actif accumulé n’atteint pas ce montant. Or, la capacité de prendre sa retraite ne dépend pas de l’atteinte d’une somme d’argent arbitraire, mais de la capacité à maintenir son style de vie grâce à ses épargnes. Bref, le niveau d’épargne à amasser dépend avant tout du niveau de dépense prévue à la retraite.

  1. UN RETRAITÉ A BESOIN DE 70 % DU REVENU QU’IL GAGNAIT LORSQU’IL TRAVAILLAIT

S’il est vrai que les dépenses tendent à diminuer à la retraite (épargne, déductions à la source, frais de déplacement pour se rendre au travail, etc.), ces économies sont souvent annulées par des frais de voyage et de loisir plus élevés, soutient Forbes. Encore une fois, lorsqu’il est question de planification de la retraite, l’idée n’est pas d’atteindre un certain pourcentage de remplacement du revenu, mais plutôt de s’assurer de pouvoir maintenir le même mode de vie.

  1. EN CAS DE MANQUE D’ÉPARGNE, IL SUFFIT DE PROLONGER SA CARRIÈRE

Bien sûr, il est toujours possible de continuer à travailler après 65 ou même 70 ans. Un tel projet peut toutefois être freiné par deux éléments hors du contrôle des retraités : l’état de santé et une perte d’emploi. Le risque est particulièrement élevé pour les travailleurs manuels. Qui plus est, les employés âgés, qui ont souvent les salaires les plus élevés dans les entreprises, sont souvent les premiers à faire les frais d’une restructuration.

  1. PAS DE RETRAITE TANT QUE L’HYPOTHÈQUE N’EST PAS COMPLÈTEMENT PAYÉE

Les préretraités sont hésitants à accumuler des dettes jusqu’à la retraite, mais l’effet de levier peut être rentable si le taux d’intérêt est bas, affirme Forbes. Par exemple, si les attentes de rendements sur les placements sont supérieures au taux d’intérêt du prêt hypothécaire, il peut être avantageux d’investir ses liquidités et d’obtenir un prêt plutôt que d’utiliser ses fonds pour rembourser l’hypothèque.

  1. UNE FOIS À LA RETRAITE, FINI LES PLACEMENTS RISQUÉS

L’un des mythes les plus tenaces concernant la retraite veut que les retraités devraient maintenir en tout temps un portefeuille très prudent. Or, tout miser sur les obligations n’est pas la solution optimale pour tous les investisseurs. En effet, les gens vivent de plus en plus longtemps, ce qui signifie que les portefeuilles de placement doivent durer plus longtemps eux aussi. En boudant les actifs plus risqués comme les actions, qui génèrent des rendements plus élevés, les retraités risquent d’être à court d’épargne avant leur décès.