Baisse des marchés
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Les régimes de retraite canadiens à prestations déterminées (PD) n’ont pas bien performé au cours du premier semestre de 2022. Ces derniers ont ainsi enregistré un rendement négatif à deux chiffres, selon un rapport de Northern Trust, repris par Advisor’s Edge.

Le régime canadien moyen à prestations déterminées suivi par Northern Trust s’est par exemple contracté de 8,8 % au deuxième trimestre. Cette baisse s’élève à 14,5 % si l’on prend en compte les six mois de l’année qui viennent de s’écouler.

Il faut dire que les indices ont également connu de lourdes pertes. L’indice composé S&P/TSX a chuté de 13,2 %, de son côté, en dollars canadiens, le S&P 500 a chuté de 13,4 %, tandis que les indices MSCI EAFE et MSCI Emerging Markets ont chuté de 11,5 % et de 8,4 % respectivement. L’indice obligataire universel FTSE Canada a mieux performé, mais il a tout de même chuté de 5,7 % au deuxième trimestre.

Tous les secteurs de l’indice composé S&P/TSX étaient en territoire négatif au cours du deuxième trimestre. Les secteurs ayant rapporté les rendements les plus faibles étant ceux

  • des soins de santé,
  • des technologies de l’information
  • et des matériaux.

Pour le S&P 500, le secteur qui a le moins bien performé était celui de la consommation discrétionnaire.

« Les obligations provinciales ont connu la plus forte baisse, suivies des obligations de sociétés et des obligations fédérales », rapporte Northern Trust dans un communiqué de presse.

Mercer Canada rapportait que la hausse des rendements a stimulé la solvabilité des régimes à prestations déterminées canadiens au deuxième trimestre, même si les investissements ont été touchés.

« Bien que la hausse des taux d’intérêt crée de l’incertitude sur le marché, entraînant une baisse des actifs de retraite, des taux plus élevés améliorent les ratios de financement des retraites et la santé financière globale des régimes de retraite, servant de coussin pendant cette période volatile », ajoute Katie Pries, présidente et directrice générale de Northern Trust Canada par voie de communiqué.

« Le deuxième trimestre de 2022 s’est avéré être une période tumultueuse pour les marchés financiers. Alors que les chaînes d’approvisionnement ont trouvé des poches de reprise, une toile de fond persistante de marchés du travail tendus, de salaires plus élevés et de flambée des prix de l’alimentation et de l’énergie a continué à alimenter l’inflation, la poussant à des sommets de la décennie dans le monde entier », conclut Northern Trust.