Il y a environ 200 ans, les Québécois avaient une espérance de vie moyenne de 40 ans… Pas étonnant que la retraite n’ait pas vraiment été un sujet brûlant! Mais de nos jours, les Québécois vivent jusqu’à environ 80 ans, dont un bon nombre d’années à la retraite, sans compter l’inflation. Les besoins en épargne sont donc toujours plus grands!

L’espérance de vie est un facteur de plus en plus important à prendre en considération dans la planification de retraite, car elle augmente d’année en année. En 2020, l’espérance moyenne de vie des Québécois s’élèvera à 79 ans et celle des Québécoises à 83 ans, selon les chiffres de Question Retraite. En 2030, celle-ci devrait augmenter d’environ trois ans et évidemment, si les Québécois vivent plus vieux, ils doivent davantage épargner pour leur retraite.

Le facteur à prendre en compte dans la planification de retraite est l’espérance de vie à 65 ans, soit le nombre moyen d’années qu’il reste à vivre après 65 ans, l’âge moyen de la retraite. En 2013, selon Retraite Québec, l’espérance de vie à 65 ans était de 23 ans pour les femmes et de 20 ans pour les hommes. Selon leurs projections, en 2062, cette espérance de vie passera à 26 ans pour les femmes et 24 ans pour les hommes.

« Plus le nombre d’années passées à la retraite est grand, plus importants seront les besoins monétaires requis pour profiter de ces années », souligne Question Retraite.

LA QUESTION DE L’INFLATION

Évidemment, l’espérance de vie à la retraite n’est pas le seul facteur à considérer dans la planification de retraite. L’inflation a également une grande importance. Il faut en tenir compte pour s’assurer que le retraité ne verra pas son pouvoir d’achat diminuer avec le temps.

Rappelons que si l’espérance de vie augmente avec les années, l’inflation est également en hausse. Si l’inflation est généralement lente, elle reste toutefois constante et elle est généralement plus préoccupante pour les retraités que pour les travailleurs. En effet, le salaire des travailleurs augmente généralement au même rythme que l’inflation, alors que les retraités s’appuient uniquement sur leurs économies accumulées au fil de leur vie.

La situation est moins préoccupante pour les participants à un régime de retraite que pour les personnes qui ne participent pas à un régime de retraite privée, mais elle devrait toutefois susciter une certaine réflexion. Un moyen pour les retraités de se protéger de l’inflation est de mettre de l’argent de côté en plus de leur régime de retraite. Ainsi, une fois à la retraite, ils pourront piger dans leurs économies pour combler le manque à gagner causé par l’indexation incomplète de sa rente.