Photo : Nonwarit Pruetisirirot / 123RF

Faute de mesures de contrôle appropriées, les deux tiers des caisses de retraite ne savent pas s’ils obtiennent des taux de change équitables de leurs banques dépositaires.

C’est ce qui ressort d’une enquête menée par FX Transparency (FXT) auprès de plus de 300 propriétaires d’actifs en Amérique du Nord et en Europe.

Compte tenu des nombreux procès et scandales concernant les pratiques de change des banques de dépôt, FXT s’étonne que les gestionnaires ignorent cette information essentielle.

« Nous pensons que de nombreuses caisses de retraite et dotations partent du principe que lorsqu’elles engagent un gestionnaire externe, celui-ci sera le fiduciaire pour toutes les opérations de change liées à ce mandat. Mais la plupart du temps, ce n’est pas le cas », explique Joe Conlan, responsable du développement commercial chez FXT, un fournisseur indépendant d’analyse des coûts de transaction sur les marchés des changes.

Selon des données déjà recueillies par l’entreprise, 98 % des gestionnaires d’actifs externes ne négocient pas de devises restreintes pour une livraison sur le territoire, laissant cette responsabilité au dépositaire du propriétaire des biens.

« Par conséquent, tout régime de retraite qui investit dans les marchés émergents fait une mauvaise hypothèse s’il pense avoir entièrement externalisé ses obligations fiduciaires en matière de change au gestionnaire externe », note M. Conlan.

Les banques de dépôt ont intérêt à fixer le taux le plus élevé acceptable afin de réaliser un profit, ce qui se fait au détriment des retraités ». Selon M. Conlan cette tendance a, en partie, conduit à des profits records pour ces banques en 2020.