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Un récent sondage RBC indique que plus de la moitié des Canadiens non retraités âgés de 50 ans ou plus accordent une grande place à la valeur nette de leur maison dans la planification de leurs revenus de retraite.

Pas moins de 55 % des répondants de ce groupe d’âge prévoient utiliser la valeur nette de leur maison comme source de revenu de retraite, une hausse de sept points de pourcentage depuis l’an dernier. Par ailleurs, 52 % des répondants ont ajouté qu’ils n’hésiteraient pas à troquer leur domicile pour une demeure plus petite ou même à passer à la location si leur revenu était insuffisant. Une hausse très importante par rapport à 2018, où ils n’étaient que 36 % à affirmer cela.

On note aussi que certains envisagent de combler un manque de revenu par un emprunt sur la valeur nette de leur maison (25 %) ou par la location à un tiers d’une partie de leur maison (12 %). 

« Les Canadiens comptent de plus en plus sur leur maison pour financer leur retraite, reconnaît Nicole Wells, vice-présidente, financement sur valeur nette immobilière à RBC. Qu’il s’agisse d’opter pour une maison plus petite ou d’utiliser la valeur nette de votre demeure actuelle, si votre résidence fait partie de votre plan de retraite, il est important de bien comprendre comment atteindre vos objectifs. »

QUELQUES OBSTACLES À CETTE STRATÉGIE

Cette stratégie fonctionne toutefois bien mieux si l’hypothèque de la fameuse maison est payée au moment de prendre sa retraite et que l’endettement est sous contrôle. Or, d’après le sondage de RBC, un Canadien sur cinq âgé de 50 ans et plus aujourd’hui prévoit avoir des dettes lorsque la retraite surviendra et les deux tiers d’entre eux devront encore rembourser une dette hypothécaire. 

Par ailleurs, l’endettement ne constitue pas le seul élément qui exercera une pression sur les revenus de retraite. RBC rappelle que 28 % des acheteurs actuels ou potentiels d’une première maison ont profité ou profiteront de l’aide financière de leurs parents, selon une étude de la banque publiée en avril 2019. Une nouvelle dépense importante pour des individus qui approchent ou sont à la retraite. Les trois quarts des parents d’enfants de 18-35 ans affirment les soutenir, peut-on constater dans un sondage de février 2019. Leur contribution atteint en moyenne 5 623 dollars par année.

Pas moins de 45 % des parents couvrent certains frais de subsistance de leurs enfants adultes, notamment les paiements hypothécaires. S’ils le font souvent de bon cœur, il n’en demeure pas moins que 36 % des répondants craignent que cela ne réduise leur épargne-retraite.

« Le soutien des enfants adultes peut avoir une incidence majeure sur l’épargne-retraite, concède Nicole Wells. La meilleure approche consiste à planifier sa retraite longtemps d’avance. Si vous pensez avoir besoin d’un revenu supplémentaire ou si vous prévoyez devoir faire face à des dépenses additionnelles, consultez un expert pour déterminer dans quelle mesure votre maison pourrait vous aider à équilibrer votre budget. Continuez aussi à revoir votre plan tout au long de votre retraite afin de vous assurer qu’il répond toujours à vos besoins. » 

Le Sondage RBC sur les mythes et réalités de la retraite 2019 a été mené par Ipsos du 2 au 8 avril. Le questionnaire était administré en ligne. Les résultats obtenus reposent sur les réponses de 900 Canadiens non retraités de 50 ans ou plus dont les actifs s’élèvent à 100 000 dollars ou plus. Ils sont considérés comme exacts à plus ou moins 3,7 points de pourcentage, 19 fois sur 20, selon l’intervalle de crédibilité d’Ipsos.