Un homme se questionne
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Un sondage récent mené par la TD démontre toute l’incompréhension entourant les différents outils financiers offerts aux Québécois. Ainsi, la majorité des répondants ne savent pas différencier le REER du CELI.

La période de cotisation à son REER approchant à grands pas, plusieurs Québécois se demandent s’il est plus judicieux de maximiser leurs cotisations au régime enregistré d’épargne retraite (REER), ou de faire fructifier leur avoir dans leur compte d’épargne libre d’impôt (CELI).

Avant de répondre à la question, Sylvie Demers, présidente, direction du Québec du Groupe Banque TD, rappelle l’importance de comprendre la différence entre les deux comptes afin d’établir la meilleure stratégie

« Que vous planifiiez pour une retraite encore loin dans le temps ou pour un objectif à plus court terme, deux options bien connues du public, les REER et les CELI, constituent des solutions de premier plan quand vient le temps de faire fructifier votre épargne, explique-t-elle. Comme de nombreux Québécois se sont fixé des objectifs à long et à court terme, une combinaison alliant CELI et REER s’avère dans bien des cas la bonne solution. Cependant, il importe de comprendre les principales différences entre les deux. Vous aurez alors l’impression d’avoir mis en place le bon plan pour vous aider à atteindre vos objectifs financiers tout en répondant à vos besoins. »

UNE STRATÉGIE D’ÉPARGNE

Le sondage de la TD démontre que 32 % des Québécois admettent ne pas savoir ce qui différencie les deux outils de placement, alors que plus de la moitié considèrent les deux comptes comme des éléments indispensables de leur stratégie d’épargne.

Ce manque de compréhension est confirmé par le fait que 17 % des répondants disent choisir le CELI pour réduire leur revenu imposable, chose que ce compte ne permet pas de faire. Aussi, 35 % des personnes sondées déclarent ne pas saisir les retombées fiscales du CELI, et 31 % ne comprennent pas celles du REER.

« Les données du sondage démontrent que de nombreux Québécois ne comprennent pas tout à fait les caractéristiques d’un CELI et d’un REER, comme les avantages fiscaux et les conséquences associées à un retrait, précise Sylvie Demers. Un conseiller peut vous donner des renseignements sur ces produits financiers et travailler avec vous en vue d’évaluer votre situation personnelle et de trouver les solutions adéquates qui répondront à vos objectifs particuliers et à vos besoins financiers. »

LE REER EN POSITION DE TÊTE

Une chose est cependant claire : le REER est encore perçu comme le meilleur moyen d’épargner pour la retraite, alors que 55 % des répondants privilégient cette option comparativement à 21 % qui préfèrent le CELI. Il est aussi le moyen d’épargne choisi pour une mise de fonds sur une première propriété (34 % préfèrent le REER contre 26 % pour le CELI). Cette préférence peut être attribuée à l’accessibilité du régime d’accession à la propriété (RAP) que procure le régime d’épargne, et dont les avantages fiscaux séduisent plusieurs Québécois.

Lorsqu’il s’agit d’autres projets de vie, la préférence des Québécois pour le CELI est notable. Par exemple, 46 % d’entre eux le préfèrent pour financer une rénovation résidentielle, contre 15 % favorisant le REER.

Il est donc nécessaire pour les conseillers, maintenant plus que jamais, de s’assurer de donner les meilleurs conseils à leurs clients afin que ceux-ci aient une bonne compréhension des outils qu’ils utilisent.