Tirelire en forme de cochon sur laquelle est posée une étiquette portant le mot "retraite".
Photo : belchonock / 123RF

En raison de la hausse des taux d’intérêt et de l’inflation, près de 80 % des investisseurs institutionnels et fonds de pension à l’échelle mondiale comptent réduire leur exposition aux investissements traditionnels à revenu fixe au cours des 18 prochains mois, révèle un sondage de Aeon Investments.

« Le marché traditionnel des titres à revenu fixe a traversé une période difficile et de nombreux investisseurs ont clairement le sentiment que cette situation va se poursuivre avec la hausse de l’inflation et des taux d’intérêt », constate Oumar Diallo, directeur général d’Aeon Investments.

Pas loin de la moitié des investisseurs européens et américains (46 %) envisagent de réduire leur exposition de 10 à 15 %, un autre 19 % comptent la réduire de 10 à 13 %, et 13 % des investisseurs déclarent vouloir la réduire de plus de 15 %.

À l’inverse, 20 % des investisseurs professionnels comptent augmenter leur exposition à ces actifs à revenu fixe.

Aeon Investments a interrogé les investisseurs comptant réduire leur exposition quant à leur réaffectation de capital. La majorité des personnes sondées (73 %) compte réaffecter au moins 25 % dans des actions et 51 % pensent qu’au moins 25 % des fonds qu’ils prévoient de retirer des actifs à revenu fixe traditionnels seraient alloués à des investissements structurés axés sur le crédit. Quelque 55 % comptent allouer ce montant au capital-investissement, et la même proportion envisage de l’allouer à l’immobilier.

« L’un des domaines d’investissement qui a bénéficié [de cette période complexe pour les titres à revenu fixe] est le crédit structuré, axé sur des actifs tels que les transports, les infrastructures, l’immobilier et la dette privée. Les véhicules d’investissement peuvent offrir des rendements attrayants sur une base ajustée au risque, avec des niveaux de corrélation plus faibles avec les actifs à risque, par rapport à de nombreux actifs à revenu fixe traditionnels », ajoute Oumar Diallo.