Femme pensive, tenant une tasse de café.
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Seule une Québécoise de plus de 45 ans sur cinq estime qu’elle serait incapable de conserver son niveau de vie si son compagnon venait à disparaître, tandis qu’environ une sur trois craint de ne pas avoir les moyens de vivre à la retraite, selon un sondage publié mardi par RBC Assurances.

Si l’écrasante majorité (92 %) des Canadiennes de cette tranche d’âge affirment maîtriser la gestion de l’argent au sein de leur couple, un quart d’entre elles (24 % au niveau national, 15 % au Québec) reconnaissent qu’elles ne pourraient maintenir la situation financière du ménage si leur conjoint ou partenaire décédait. L’enquête d’opinion montre en outre que cette proportion passe à 30 % pour les 45-54 ans, comparativement à 14 % chez les 65 ans ou plus.

Celle-ci révèle également que les femmes n’éprouvent pas toutes le même degré de confiance en leur avenir financier. Sur le plan national, un tiers des répondantes (33 %) ne croient pas qu’elles auraient les moyens de se payer le mode de vie qu’elles désirent durant leurs vieux jours. À noter que cette proportion est toutefois légèrement inférieure au Québec, avec seulement 29 % de personnes dans ce cas.

« UNE CERTAINE CRAINTE PAR RAPPORT À L’AVENIR »

Le sondage montre que, d’un océan à l’autre, les femmes de 45 à 54 ans sont plus enclines (38 %) à exprimer leur incertitude face à l’avenir, par rapport à 22 % pour leurs homologues âgées de 65 ans ou plus. Fait intéressant, la proportion des répondantes qui redoutent de ne pas avoir les moyens de s’offrir le mode de vie qu’elles désirent à la retraite est légèrement supérieure chez les célibataires que chez les femmes mariées (36 %, contre 34 %).

« Les femmes gèrent depuis longtemps les activités quotidiennes et le budget des ménages partout au pays et cela paraît dans leur confiance à gérer les finances du ménage. Pourtant, elles ont toujours une certaine crainte quant à leur capacité de conserver leur mode de vie à l’avenir. Dans ces conditions, le fait d’examiner leurs besoins financiers et d’avoir un plan pour tous les scénarios devrait beaucoup les aider à garder confiance », commente Selene Soo, directrice générale, Assurance de patrimoine à RBC.

Le sondage indique par ailleurs que la grande majorité (84 %) des Canadiennes aimeraient laisser un héritage à leurs proches. La moitié d’entre elles (49 % sur le plan national, 44 % au Québec) ont touché un héritage elles-mêmes dans le passé, alors qu’une plus petite proportion (46 %, et 45 % dans la Belle Province) s’attendent à en recevoir au cours des prochaines années. Toutefois, les femmes ne misent généralement pas sur cette éventualité pour financer leur retraite, puisque seules 17% d’entre elles comptent sur cet argent pour subvenir à leurs besoins à ce stade de leur existence.

« LES FONDS DISTINCTS SONT UNE BONNE OPTION »

RBC ajoute que lorsqu’il s’agit d’assurer leur avenir financier, les plus de 45 ans sont « relativement bien préparées ». Ainsi, la majorité d’entre elles savent bien ce qu’elles feraient d’une somme inattendue, et seul un quart d’entre elles (24 %) craignent de ne pas savoir comment la gérer correctement. Selon un récent sondage mené pour le compte de l’institution financière, une vaste majorité des répondantes (94 %) prône la prudence, convenant qu’elles mettraient au point une stratégie pour faire durer l’argent. Trouver des moyens de le protéger contre des risques comme la volatilité des marchés (92 %) et investir dans des produits dont le revenu est garanti (91 %) figurent parmi les autres réponses les plus répandues.

Même si RBC reconnaît que les femmes « gèrent relativement bien leurs finances », la banque souligne qu’il est toujours possible de s’améliorer. Pour avoir « plus confiance en leur avenir financier et le préparer », celles-ci devraient, selon elle, tenir compte de certains facteurs pour leur portefeuille de placement. D’une part, rappelle RBC, des produits comme les rentes procurent un revenu prévisible la vie durant, et ce, quelles que soient les fluctuations des marchés financiers. D’autre part, la planification successorale étant un élément essentiel du legs financier d’un particulier, il importe d’aborder rapidement ce sujet et de prévoir un transfert de patrimoine. Dans ce contexte, l’institution financière juge que les fonds distincts « peuvent constituer une bonne option, car ils procurent des avantages uniques en matière de planification successorale que n’offrent pas d’autres types de produits de placement ».

Le sondage a été effectué en ligne par Ipsos du 11 au 17 janvier auprès de 1 001 Canadiennes âgées de 45 ans et plus, et dont le revenu du ménage était d’au moins 60 000 dollars. L’échantillon a été établi afin que sa composition reflète celle de la population réelle selon les données du dernier recensement. La précision de cette enquête d’opinion est de ± 3,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20.