Couple de retraités sautant dans un lit.
Photo : Vasyl Dolmatov / 123RF

Vaut-il mieux demander sa rente de retraite à 60 ans pour en profiter longtemps, ou attendre 70 ans pour la maximiser?

Aucune recommandation n’est valable pour tous, affirme Jean-François Therrien, l’actuaire en chef du régime de rentes du Québec (RRQ). « Le meilleur scénario pour l’un n’est pas nécessairement le meilleur pour l’autre », précise-t-il sur le blogue du porte-parole de retraite Québec.

DÉCISION IRRÉVERSIBLE

L’âge requis pour bénéficier du plein montant de la rente de retraite du RRQ est de 65 ans, rappelle l’actuaire en chef. Le montant sera réduit de 7,2 % pour chaque année anticipée. Et cette réduction sera maintenue tout au long de la vie du retraité. Le montant maximal de 1 154,58 $ qui peut être versé à l’âge de 65 ans ne sera plus que de 738,93 $ si on demande sa rente à l’âge de 60 ans, et pour toute la vie. Un intérêt de demander précocement la rente de retraite est de bénéficier d’un nombre plus grand de paiements que si on attend quelques années pour en bénéficier.

Inversement, la rente bénéficie d’une bonification de 8,4 % pour chaque année patientée jusqu’à l’âge de 70 ans. En prenant sa retraite à l’âge de 70 ans, le montant mensuel maximal s’élève à 1 639,50 $. Là aussi, les gains sont acquis pour toute la vie. Mais le nombre de paiements sera moindre que si on demande sa rente de retraite plus tôt.

Dans tous les cas, la décision est irréversible. Aucun retour en arrière n’est permis.

CHAQUE CAS EST PARTICULIER

On devrait donc prendre en considération le cas particulier de chaque personne avant de prendre la décision de demander la rente de retraite, souligne Jean-François Therrien.

Cela inclut de prendre en compte l’état de santé de la personne, ses actifs financiers, s’il a un conjoint ou non, ses autres sources de revenus. Par exemple, une santé précaire peut inciter à demander la rente de retraite plus tôt.