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Le système de retraite de l’Islande pose problème au gouvernement qui ne sait plus où investir le trop-plein de liquidités. Reconnu pour sa solvabilité, le système de pension islandais a remporté la première place du classement Mercer CFA Institute, rapporte Avantages.

À noter qu’en Islande, les travailleurs sont obligés de placer 12 % de leur salaire dans un régime de retraite. La plupart des contrats prévoient une contribution de 15,5 %, dont 11,5 % sont à la charge de l’employeur.

Résultat : l’Islande a le plus faible taux de pauvreté parmi ses retraités (2,8 %) et le système possède des actifs qui représentent environ deux fois l’économie de son pays, selon Bloomberg. Sauf que la législation empêche le régime de détenir plus de 50 % de ses actifs en avoirs étrangers. Sans compter qu’en 2020, la banque centrale a demandé aux fonds de pension d’interrompre leurs investissements à l’étranger pour six mois, afin de protéger le taux de change de la monnaie nationale.

Pour ces raisons, le système d’épargne-retraite est à court de possibilités d’investissements. Pour régler le problème, l’Association des fonds de pension islandais propose de supprimer ou de relever le plafond d’investissement à 60, voire 65 % des actifs.

Difficile de prédire si le gouvernement islandais va accéder à cette demande, surtout alors qu’il tente de maintenir la stabilité de sa monnaie nationale alors que l’activité touristique en baisse nuit à l’économie du pays. Peut-être qu’il décidera de monter progressivement la limite d’investissement à l’étranger au même rythme que la reprise économique.