Femme semblant douter, se méfier.
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Une majorité de femmes (73 %) se disent mécontentes de l’industrie financière, révèle une étude du Boston Consulting Group. Un problème majeur pour les conseillers, d’autant plus qu’on estime qu’elles détiendront 67 % de toute la richesse au Canada dès l’an prochain. Comment renverser la vapeur?

En plus de leur poids économique actuel, les Canadiennes devraient hériter de 710 G$ d’ici 2026. Et si vous ne savez pas vous adapter, cet actif pourrait vous filer entre les doigts, car 80 % des femmes changent de conseiller au décès de leur conjoint, mentionne le magazine Prestige.

« Toutes les données recueillies indiquent clairement que les femmes reçoivent un service qui ne correspond pas à leurs besoins. Fondée et pensée par des hommes, l’industrie est mal adaptée à ce que la gent féminine – même les nouvelles générations – recherche », souligne Maude Paquet, directrice de la gestion de la pratique à Placements Mackenzie, en entrevue avec la publication.

DES DIFFÉRENCES

Lorsque vous traitez avec une clientèle féminine, mieux vaut s’attarder aux objectifs de vie, comme prendre sa retraite, qu’aux objectifs de placement, indique-t-elle. Pour les femmes, la richesse est synonyme de sécurité, alors que pour les hommes, elle est plutôt associée au succès.

« La gent féminine rapporte aussi une moins bonne confiance que les hommes en ses connaissances financières et note souvent une attitude condescendante de la part du conseiller », ajoute Mme Paquet.

Le respect, l’écoute, l’appréciation et l’ouverture sont primordiales lors de toute rencontre avec une cliente (un client aussi, d’ailleurs!). Les femmes veulent avoir le sentiment d’être les partenaires de leur conseiller.

La bonne attitude vous fera gagner une clientèle fidèle… et croissante. Une femme est susceptible de recommander 26 fois au cours de sa vie un conseiller qui a établi un lien de confiance avec elle, contre 11 fois pour un homme.