Jeune homme étudiant dans une bibliothèque.
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La majorité des parents ayant des enfants de plus de 18 ans veulent les aider à payer les coûts relatifs aux études postsecondaires. Quoique noble, cette idée pèse lourd sur les finances des parents et nombreux sont ceux qui ont dû reporter leur retraite ou s’attendent à devoir le faire dans les années qui viennent.

Plus de la moitié des Canadiens qui ont des enfants (67 %) ont aidé ceux-ci à payer les coûts de leurs études postsecondaires. Cette aide n’est pas sans conséquence. Ainsi, un parent sur cinq avoue que cela l’empêche de rembourser sa dette, et 16 % d’entre eux sont contraints de reporter leur retraite, révèle un sondage mené pour FP Canada.

Ces chiffres semblent voués à grimper puisque le sondage a révélé que 82 % des Canadiens, soit 15 points de pourcentage de plus qu’auparavant, se disent prêts à aider leurs enfants avec les coûts liés aux études et près de la moitié (48 %) s’attendent à ce que cela ait une incidence sur leur retraite. Une augmentation de sept points de pourcentage par rapport aux 41 % récoltés dans le sondage de FP Canada de 2017.

Plus de répondants qu’avant ont également déclaré s’attendre à ce que les coûts d’éducation de leurs enfants les empêchent de rembourser leurs dettes. Ils étaient ainsi 40 % en 2017, ils sont désormais 42 %.

Les coûts d’éducation pourraient être exacerbés au moment des déclarations de revenus, car seulement un tiers des répondants ont déclaré connaître les crédits d’impôts, les subventions et autres programmes d’aide financière associés aux coûts de l’enseignement postsecondaire.

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UN DÉFI POUR LES ÉTUDIANTS

Si les coûts d’éducation ont une incidence sur les parents, ils représentent également un défi pour les étudiants. Ceux-ci peut atteindre des sommes très élevées. Ainsi, près du tiers des parents (31%) affirment que leurs enfants ont obtenu ou vont obtenir un diplôme collégial ou universitaire avec une dette d’études supérieure à 10 000 $.

À cause de cette dette importante, nombre d’étudiants sont forcés de reporter certains projets. Ainsi, un Canadien sur cinq ayant des enfants adultes (19 %) affirme que ceux-ci ont dû reporter l’achat d’une maison et 10 % ont dû remettre à plus tard le départ de la maison familiale.

Et la situation ne va pas en s’améliorant. Les Canadiens ayant des enfants de moins de 18 ans prévoient que la dette d’études de ces derniers aura une incidence toujours plus grande. Quelque 51 % prévoient que leurs enfants attendront plus longtemps que prévu avant de pouvoir s’acheter leur maison, et 40 % s’attendent à ce qu’ils quittent le nid familial plus tard.