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De nombreux Canadiens estiment que leur niveau de dette à la consommation et, plus généralement leurs finances personnelles, se sont détériorés au cours des derniers mois, rapporte le Financial Post.

Citant une enquête trimestrielle réalisée par Ipsos pour le compte du syndic en insolvabilité MNP, le quotidien économique torontois note qu’un nombre croissant de ménages au pays « frôlent la faillite financière à la fin du mois ».

Concrètement, près de la moitié (48 %) des personnes interrogées déclarent qu’elles seraient à 200 dollars ou moins de l’insolvabilité chaque mois, tandis qu’un répondant sur quatre (26 %) assure n’avoir aucune réserve en cas d’imprévu, car ils ne gagnent même pas assez d’argent pour payer leurs factures et rembourser leurs dettes.

UN PHÉNOMÈNE PRÉOCCUPANT

« Quand il existe une petite marge de manœuvre dans le budget du ménage, celui-ci peut facilement être pris au piège d’un cycle de dettes sans fin. Et ce n’est pas simplement une question de personnes qui vivraient au-dessus de leurs moyens. La réalité est que trop de gens n’arrivent tout simplement plus à joindre les deux bouts, malgré tous leurs efforts et bien qu’ils travaillent », explique Grant Bazian, président de MNP.

Les personnes interrogées dans le cadre de l’enquête d’opinion affirment également avoir été affectées par la remontée des taux d’intérêt qui a débuté l’an dernier. Un peu plus de la moitié d’entre elles (54 %) s’inquiètent d’ailleurs de savoir comment elles rembourseront leurs dettes, tandis que 47 % pensent qu’elles pourraient rencontrer des difficultés si les taux d’intérêt augmentaient. Plus d’un tiers des sondés (35 %) indiquent même qu’une trop forte augmentation des taux pourrait les pousser à la faillite.

« Beaucoup de consommateurs canadiens semblent être à bout de souffle et n’avoir aucun véritable plan pour rembourser les sommes qu’ils ont empruntées. Ce phénomène très préoccupant soulève de nombreuses questions concernant leur capacité à honorer leurs engagements financiers, en particulier si les conditions économiques se détériorent ou si les taux d’intérêt continuent d’augmenter », conclut Grant Bazian.