Jeune couple couché sur le ventre et se faisant face, avec, au centre, une maison de carton.
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Les ventes de propriétés résidentielles ont diminué de 39 % le mois dernier dans la région montréalaise, par rapport à la même période un an plus tôt, atteignant leur plus faible niveau depuis 2014 pour un mois de décembre, a indiqué l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Le nombre de ventes résidentielles dans la région métropolitaine de recensement de Montréal a atteint 2232 en décembre 2022, alors qu’il avait été de 3646 lors du mois de décembre précédent.

Selon le directeur du Service de l’analyse de marché de l’APCIQ, Charles Brant, le ralentissement du marché montréalais n’est pas étonnant, le mois de décembre étant traditionnellement plus tranquille.

« Ce phénomène se traduit notamment par un nombre de nouvelles mises en marché particulièrement bas _ il faut remonter à 2002 pour constater un tel niveau, a souligné M. Brant dans un communiqué. Cette faible accumulation (de logements à vendre) permet néanmoins d’éviter une baisse plus marquée des prix. »

Le volume de transactions a diminué en décembre pour les trois grandes catégories de logements, soit les maisons unifamiliales, les copropriétés et les plex (les immeubles de deux à cinq logements).

Les ventes de plex ont connu le plus fort recul annuel avec une baisse de 51 %. Celles de copropriétés et de maisons unifamiliales ont diminué respectivement de 40 % et 35 %.

« Dans l’ensemble, la tendance annuelle baissière de l’activité se poursuit dans tous les grands secteurs de la RMR de Montréal avec des reculs transactionnels se chiffrant entre 33 % et 52 % », a précisé l’APCIQ. Le secteur de Saint-Jean-sur-Richelieu a enregistré la plus forte baisse, soit 52 %.

Les secteurs de Laval (-41 et de la Rive-Sud de Montréal (-40 %) se situent également sous la moyenne. Les secteurs de la Rive-Nord de Montréal et de Vaudreuil-Soulanges ont tous deux enregistré des déclins de 33 % par rapport à la même période il y a un an.

Le prix médian des propriétés vendues a aussi reculé le mois dernier. Celui des plex a été le plus touché, avec une baisse de 6 % du prix médian, à 690 000 $, tandis que celui des maisons unifamiliales a diminué de 3 % à 510 000 $ et celui des copropriétés, de 1 % à 375 000 $.

Le nombre de nouvelles inscriptions à la vente a reculé de 7 % en décembre pour atteindre 2359, comparativement à 2527 en décembre 2021.

Cependant, le nombre d’inscriptions en vigueur montrait une augmentation de 84 % sur un an, pour se situer à 14 533 le mois dernier.

Le marché immobilier du mois de décembre a beau ne pas être généralement le plus représentatif de l’année, M. Brant assure observer un certain « attentisme ambiant » dans les plus récentes données.

« D’un côté, les acheteurs espèrent une amélioration des conditions de marché, en leur faveur. Les vendeurs, eux, espèrent une stabilisation du marché. Les inscriptions en vigueur continuent d’enregistrer une hausse importante par effet d’accumulation, ce qui pourrait contribuer à donner raison aux acheteurs dans les prochains mois. »