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La prochaine crise viendra de l’économie réelle, et ses conséquences ne seront pas moindres que celles de la crise financière de 2008.

Il ne sert à rien de garder les yeux tournés vers les marchés pour savoir d’où viendra la prochaine crise financière, car la prochaine sera industrielle, affirme Morningstar

L’inversion de la courbe des rendements obligataires a suscité des inquiétudes sur l’imminence d’une crise financière, alors qu’il suffit de tourner le regard vers le plancher des entreprises pour voir l’horizon s’obscurcir.

RALENTISSEMENT ÉCONOMIQUE EN COURS

Les entreprises de fabrication vivent présentement un ralentissement cyclique. Au Canada, le PIB est déjà resté inchangé en juillet, avec une baisse des industries de la construction et de la fabrication, selon Statistique Canada.

Les entreprises hésitent à investir face à ce ralentissement de l’activité économique, alors que le climat des affaires est entaché par les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine.

Dans le même temps, ces sociétés font face à des niveaux d’endettement record. La dette mondiale en obligations d’entreprises émises par des firmes non financières atteignait 13 billions de dollars à la fin de l’année 2018, rappelle Morningstar. C’est deux fois plus qu’en 2008.

Quand viendra la récession, il faudra bien réagir. Mais les banques centrales maintiennent déjà leurs taux d’intérêt à des niveaux historiquement faibles. La seule lueur d’espoir est que les banques centrales s’attendent à la récession industrielle, et qu’elles disposent encore d’une arme : abaisser leurs taux en-dessous de zéro.