Femme désespérée devant le clavier de son ordinateur.
Photo : SIphotography / iStock

Un grand nombre de contribuables s’apprêtent à perdre des prestations faute d’avoir déclaré leurs impôts à temps.

Pas moins de 13 % des contribuables canadiens qui avaient droit au crédit de TPS et à l’Allocation canadienne pour enfant (ACE) pourraient perdre ces prestations cette année, relève La Presse.

Cette perte est à attribuer au fait que ces deux millions de contribuables n’avaient pas rempli leur déclaration de revenus au 1er juillet. Et c’est cette même déclaration qui permet au gouvernement fédéral de calculer les prestations à payer aux ménages concernés.

Cette année, le gouvernement avait pourtant donné davantage de temps aux Canadiens pour produire leur déclaration, en repoussant la date limite du 30 avril au 1er juin. Mais les contribuables ont aussi obtenu un délai pour payer leurs impôts, le gouvernement ayant repoussé l’échéance au 1er septembre.

DES CONTRIBUABLES CONFUS

Ces changements de dates ont pu semer la confusion parmi les contribuables, soutient l’Agence du revenu du Canada (ARC), citée par le quotidien montréalais.

L’agence a renouvelé ses rappels aux contribuables retardataires. Faute de recevoir les déclarations, les prestations pourront être perdues.

Le crédit de TPS et l’ACE seront versés jusqu’à la fin du mois de septembre 2020. Si aucune déclaration n’a été déposée d’ici début septembre, l’ACE cessera d’être versée en octobre et le contribuable devra rembourser les montants obtenus depuis juillet 2020.

Le crédit de TPS peut représenter jusqu’à 451 $ pour un célibataire, 592 $ pour un couple, en ajoutant 155 $ par enfant âgé de moins de 19 ans.

Pour l’exercice fiscal 2020-2021, la prestation maximale de l’ACE atteindra 6 765 $ par enfant de moins de six ans, et 5 708 $ par enfant âgé de six à 17 ans.