Un homme d'affaires courbé en deux, une flèche rouge vers le bas, au-dessus de lui.
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On entend beaucoup parler de récession depuis quelques mois. Le spectre d’un recul de l’économie est source d’inquiétude pour plus d’un. À quoi faut-il s’attendre ? Et quel sera le réel impact sur nos finances ?

Dans un récent article de blogue, iA Gestion de patrimoine fait le point sur ces questions et y va de quelques conseils pour aider les investisseurs à limiter les pertes.

QUAND EST-ON EN RÉCESSION ?

Les économistes s’entendent pour dire qu’une récession correspond à deux trimestres consécutifs de croissance économique négative, mesurée par le produit intérieur brut d’un pays. Or, selon les données de l’Institut de la statistique du Québec, le PIB réel du Québec a enregistré un recul de 1,9% du deuxième au troisième trimestre de 2022, ce qui marque probablement le début de la récession dans la province.

Comment en est-on arrivé là ?

Tout d’abord, la pandémie a incité les banques centrales à adopter des taux d’intérêt extrêmement bas pour limiter les dommages sur l’économie. De leur côté, les gouvernements ont injecté beaucoup d’argent pour aider les particuliers et les entreprises à passer à travers cette période et relancer la croissance économique.

Cette stratégie a encouragé les dépenses, mais a aussi entraîné une hausse de l’inflation. De là, la décision des banques centrales de relever les taux d’intérêt afin de contenir la demande de consommation. Résultat : l’économie s’est mise à ralentir, les niveaux d’endettement ont augmenté en raison de la hausse des coûts d’emprunt. Les conditions se sont alors mises en place pour que s’ensuive une récession.

Quand l’économie ralentit, les entreprises mettent leur plan d’expansion sur pause, réduisent les dépenses et mettent à pied des employés. Même si des travailleurs risquent d’être touchés, le bas taux de chômage actuel — il a atteint un creux de 3,8 % en novembre dernier — devrait permettre de limiter les dégâts, prévoient les économistes.

Néanmoins, inflation oblige, les consommateurs sont portés à diminuer leurs dépenses discrétionnaires afin d’éviter d’accumuler trop de dettes, ce qui a pour effet de ralentir l’économie.

Malgré les défis que pose une récession, les moments difficiles ne devraient pas s’étirer trop longtemps. Selon les données recensées par le National Bureau of Economic Research des États-Unis, depuis la Seconde Guerre mondiale, une récession moyenne ne dure qu’environ dix mois.

DES STRATÉGIES À PRIVILÉGIER

En période de récession, il est plus que jamais important de surveiller son niveau d’endettement, d’autant plus que les taux d’intérêt sont élevés. Différents moyens permettent de réduire les dépenses — cuisiner au lieu d’aller au restaurant, privilégier la marche ou le transport en commun pour limiter l’usage de la voiture, etc. Cela permettra d’accroître ou de maintenir son fonds d’urgence afin de parer à un éventuel coup dur.

En période de récession, il n’y a pas que l’économie qui ralentit, les marchés boursiers reculent eux aussi face aux perspectives de croissance moins alléchantes des entreprises. Les investisseurs qui se laissent gagner par l’inquiétude peuvent alors être tentés de vendre des titres, ce qui n’est habituellement pas une bonne stratégie.

C’est plutôt le moment de s’en tenir au plan à long terme élaboré par son conseiller en placements qui permettra d’atteindre vos objectifs financiers. Il faut surtout éviter les décisions prises sous le coup de l’émotion qui ne vont que cristalliser vos pertes et éroder votre patrimoine.

Il peut même être approprié d’investir davantage lors d’un recul des marchés alors que les prix sont plus bas et ainsi être en bonne position lors de la reprise. C’est le temps de voir avec son conseiller ce qu’il est judicieux de faire en fonction de votre tolérance au risque et votre horizon de placement. En tant que professionnel, il est là pour vous guider à travers les hauts et les bas des marchés.