Homme supportant le poids de sa maison sur son dos.
Photo : 123RF

Le quart des Canadiens vit dans un logement qui lui coûte plus cher que ses moyens lui permettent.

Quelque 25 % des Canadiens se considèrent comme esclaves de leur maison, une expression signifiant que leur train de vie résidentiel est au-dessus de leurs moyens, indique l’enquête annuelle RBC sur les tendances du marché résidentiel.

Être esclave de sa maison signifie avoir acheté une propriété au-dessus de ses moyens, et lui consacrer une part anormalement élevée de ses revenus pour payer les remboursements hypothécaires, les taxes foncières, l’entretien et les services publics. Ces personnes dépensent plus de 30 % de leur revenu total dans cette portion de leur budget familial.

DES ESCLAVES QUI S’ASSUMENT

Cette situation peut entraîner un stress mental, reconnaissent 92 % des personnes interrogées. Mais il n’en demeure pas moins que près de la moitié (47 %) croient que devenir propriétaire justifie cet asservissement financier.

Cet esclavage par sa maison, même assumé, pourrait être évité. « S’il est vrai qu’une bonne préparation exige plus de temps et d’efforts en amont, elle peut sauver la mise, croit Nicole Wells, vice-présidente Financement sur valeur nette immobilière chez RBC. Oui, la clôture en piquets blanche et le titre de propriété relèvent du rite de passage. Cela dit, pour continuer de profiter de la vie, il convient d’agir de façon responsable. »