Les investisseurs qui souhaitent faire fructifier leur portefeuille à long terme devraient prendre des positions de refuge dans les mois à venir, estime Luc de la Durantaye, directeur général, répartition de l’actif et gestion des devises à Gestion d’actifs CIBC.

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« Avec les politiques monétaires très agressives des grandes banques centrales, les investisseurs doivent faire des choix difficiles, tant du côté des obligations que des actions », dit M. de la Durantaye.

Les obligations gouvernementales, habituellement considérées comme des refuges idéaux, ne sont pas forcément une bonne idée cette année.

« Plusieurs pays vont jusqu’à offrir des taux négatifs. Nous suggérons d’éviter cela, c’est une perte garantie à moyen terme. Mais il reste des obligations de sociétés qui offrent des taux respectables tout en assurant un certain degré de sécurité », dit M. de la Durantaye.

L’expert invite aussi les investisseurs à « sortir des sentiers battus ».

« D’abord, il y a les obligations à haut rendement; il faut bien sûr être sélectif et choisir des entreprises solides. Il y a aussi les obligations des pays émergents, où l’on trouve des primes de risque attrayantes. Certains ont des éléments fondamentaux relativement solides comparativement à plusieurs pays développés, ainsi qu’un taux d’endettement faible et un niveau de croissance respectable. Cela donne des rendements intéressants », dit Luc de la Durantaye.

« En ce qui concerne les actions, il va falloir faire attention aux secteurs d’activité qui sont plus sensibles aux taux d’intérêt. On peut rééquilibrer son portefeuille en misant davantage sur des titres de type valeur. Ce serait la bonne stratégie à adopter à partir de maintenant. »