FinTech : ce n’est pas la fin des conseillers

Par La rédaction | 5 july 2016 | Last updated on 15 august 2023
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La transformation 2.0 de la finance est déjà une réalité et les banques sont tout à fait capables d’élaborer elles-mêmes leur avenir numérique, estime Yves Mirabaud, président de la Fondation Genève Place Financière.

Dans une lettre publiée dimanche par Le Temps, celui-ci rappelle que les premières initiatives dans ce domaine, comme la banque en ligne, remontent au début des années 2000.

Toutefois, les prestations bancaires offertes aujourd’hui « vont au-delà de l’e-banking et du mobile banking » puisque toutes les opérations de paiement peuvent se faire par l’entremise d’un téléphone intelligent, explique-t-il.

LA PLUS-VALUE DES CONSEILLERS

La révolution numérique a un impact sur les métiers de la banque, souligne le dirigeant. Ainsi, elle a « fait évoluer les produits et les services ainsi que la manière dont la banque et la clientèle communiquent », tandis que de nouvelles offres apparaissent, notamment en matière de gestion de fortune, qui portent sur les risques et « permettent de générer des propositions destinées à optimiser les placements ».

Même si les canaux numériques sont de plus en plus utilisés et si un outil informatique peut désormais surveiller un portefeuille, la relation personnelle entre investisseur et professionnel de la finance demeure indispensable, car elle offre « un aspect émotionnel fondamental que seul l’humain peut appréhender », ajoute Yves Mirabaud.

En outre, « une finance entièrement robotisée ne tient pas compte des spécificités du client », qui souhaite « pouvoir choisir le mode d’interaction qui lui convient ». Résultat : « les analystes auront toujours une plus-value essentielle à apporter, car ils participent à une sélection plus fine des titres et des produits ».

SOUTENIR LES FINTECH

Sa conclusion? « La numérisation constitue une aide qui permet au conseiller de se consacrer au cœur de son métier. […] Demain, la gestion des données, qui va du processus de stockage à la transmission de l’information via un univers sécurisé, deviendra un critère de différenciation majeur. »

Selon lui, la voie à suivre est celle du Royaume-Uni, « qui a opté pour une approche proactive » en matière réglementaire, puisque l’autorité de surveillance britannique, la Financial Conduct Authority, « joue un rôle de promotion économique et offre un programme de soutien des FinTech ».

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