Gestionnaires en direct – Actifs réels : investir dans « l’irremplaçable »

Par La rédaction | 16 june 2016 | Last updated on 15 august 2023
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L’avantage des actifs réels, c’est qu’on est sûr que les gens en ont vraiment besoin, dit Craig Noble, directeur de l’investissement à Brookfield Asset Management (Chicago).

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« Les actifs réels se divisent en trois groupes : les actions d’infrastructures, les actions immobilières, et les titres à revenus fixes émis par des entreprises à actifs réels. Nous investissons dans des titres liquides, soient des actions ou obligations négociables partout dans le monde. Nous restons cependant concentrés sur les marchés développés », résume Craig Noble.

Selon lui, les actifs réels comme les infrastructure ou l’immobilier offrent une combinaison unique de revenus stables à long terme et de croissance alignée au PIB et à l’inflation. Beaucoup offrent de 4 à 5 % de rendement en plus d’accroître leur valeur de 4-5 % par an, précise Craig Noble.

« Il peut s’agir d’Eurotunnel, qui opère le tunnel entre la France et la Grande-Bretagne, ou d’un réseau électrique, ou de tours de télécommunications », donne-t-il en exemple.

« Du côté des obligations, les actifs réels offrent un revenu semblable au reste du marché mais avec un risque réduit. Ils ont une moins grande fréquence de défaut, et de meilleurs taux de recouvrement quand surviennent des problèmes dans une entreprise en particulier. Ceci n’est pas surprenant car les actifs réels sous-jacents sont des choses irremplaçables, que les gens utilisent chaque jour », pense Craig Noble.

En règle générale, les bonnes occasions se trouvent dans les marchés développés mais M. Noble reste à l’affût des occasions dans les marchés émergents, à certaines conditions.

« Si les actifs sont de qualité, l’équipe de direction est compétente et le prix est bon, alors nous sommes intéressés. Mais il faut vraiment que ce soit une aubaine, car les marchés émergents présentent des risques qui n’existent pas dans le monde développé. »

Cela dit, ce dernier n’est pas complètement à l’abri de la tourmente, rappelle-t-il.

« Certaines macro-tendances peuvent être inquiétantes, comme les taux d’intérêt négatifs en Europe et au Japon, ou le risque de voir la Grande-Bretagne quitter l’Union Européenne. Mais nous restons malgré tout des investisseurs fondamentalements ascendants (bottom-up), focalisés sur les éléments fondamentaux des actifs. »

La rédaction