L’élection présidentielle du 8 novembre pourrait influencer plusieurs devises majeures, à commencer par la nôtre, entrevoit Luc de la Durantaye, directeur général, répartition de l’actif et gestion des devises à Gestion d’actifs CIBC.

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Comme d’autres observateurs des marchés financiers, M. de la Durantaye s’attend à une plus grande continuité des politiques américaines en cas de victoire de Hillary Clinton. À l’opposé, si le candidat républicain Donald J. Trump l’emporte, l’incertitude est au rendez-vous, puisque celui-ci a promis des changements importants notamment sur le plan du commerce international.

« Outre une correction des marchés due à l’incertitude, on risque de voir le dollar américain s’apprécier, mais pour les mauvaises raisons, c’est-à-dire à cause de frictions commerciales qui pourraient s’établir entre les États-Unis et la Chine, et d’autres pays comme le Mexique », dit-il.

Quant à la livre Sterling et à l’euro, ils ne seront pas épargnés, pense l’expert.

« Le Brexit a déjà causé une période d’incertitude qui va encore durer pendant les six à douze prochains mois. La livre sterling a déjà perdu beaucoup de valeur et on voit peu de perspectives d’amélioration en raison du risque politique. En ce qui concerne l’euro, d’autres facteurs sont à considérer en plus de l’élection américaine, soient les difficultés du secteur bancaire européen, et la faible croissance », dit Luc de la Durantaye.

Et le dollar canadien ? « Nous entrevoyons une légère baisse compte tenu des risque de divergence en termes de politique commerciale entre le Canada et les Etats-Unis. De plus, on anticipe peu de hausse des prix du pétrole, donc il faut s’attendre à une certaine faiblesse dans les 12 prochains mois. »