Le remboursement d’impôt repensé

Par La rédaction | 11 may 2026 | Last updated on 11 may 2026
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Un homme remplit à la main des documents fiscaux canadiens. Drapeau canadien sur la table. Gros plan horizontal à l'intérieur d'un espace de copie.
martinedoucet / iStock

En raison des difficultés économiques, nombre de Canadiens repensent l’utilisation de leur remboursement d’impôt cette année, révèle un sondage de la TD.

En effet, plus de deux Canadiens sur cinq (41 %) qui s’attendent à un remboursement ont annoncé qu’ils utiliseraient leur remboursement d’impôt différemment cette année. Cette proportion grimpe même à 53 % parmi les membres de la génération Z.

En effet, davantage de Canadiens envisagent d’épargner plutôt que de voyager ou de planifier des achats importants. La proportion de répondants comptant épargner s’élève ainsi à 47 % contre 29 % en 2025. Cette proportion s’élève même à 63 % parmi les membres de la génération Z.

Cette génération est également plus susceptible de placer leur remboursement (33 %), comparativement à la moyenne nationale (25 %).

Par ailleurs 36 % prévoient rembourser des dettes avec ce remboursement contre 23 % en 2025. Le quart des répondants prévoient d’utiliser leur remboursement pour payer leurs dépenses courantes, contre 18 % l’an dernier.

LE CELI PRÉFÉRÉ AU REER

Au-delà des comportements liés à la saison des impôts, le sondage met en évidence une évolution de l’approche des Canadiens envers les placements et les comptes enregistrés.

Le CELI semble définitivement avoir gagné le cœur des Canadiens. Plus du tiers des sondés (38 %) le désigne comme leur compte principal, contre 26 % pour les REER. Alors que 55 % des répondants de la génération Z possèdent un CELI, seulement 29 % ont un REER.

Les jeunes Canadiens semblent très sensibilisés à l’épargne. Plus de la moitié (54 %) des sondés de la génération Z et 63 % des millénariaux cotisent dans un compte enregistré au moins une fois par mois, comparativement à 47 % à l’échelle nationale.

« Les jeunes Canadiens, surtout ceux de la génération Z, démontrent qu’il n’est pas nécessaire d’attendre le moment parfait pour commencer à placer son argent, constate Aaron Clark, premier vice-président, Services bancaires courants et Épargne et placements à la TD. Pour bien des gens, c’est aussi simple que d’ouvrir un CELI, de cotiser quand ils le peuvent et d’apprendre au fur et à mesure. Commencer tôt crée un élan qui peut aider à gagner en confiance et à assurer sa stabilité financière à long terme. »

Les jeunes investisseurs, soit ceux de la génération Z, sont particulièrement enclins à explorer une gamme diversifiée d’options de placement, dans leurs comptes enregistrés, privilégiant les actions (30 %) et les FNB (24 %), tandis que dans l’ensemble, les autres Canadiens optent pour des choix plus traditionnels comme les fonds communs de placement (36 %) et les certificats de placement garanti (34 %).

Parmi les Canadiens qui ne possèdent pas de compte enregistré, 44 % disent que c’est par manque d’économie. Pour les répondants de la génération Z, le problème semble d’avantage être le manque de littératie financière. Ainsi, 63 % disent ne pas en savoir suffisamment sur les régimes enregistrés.

« Quand les comptes enregistrés semblent complexes et que les budgets sont serrés, il peut être difficile de savoir par où commencer, observe Aaron Clark. Commencer petit, se concentrer sur un seul compte et bâtir progressivement peut rendre le placement plus accessible. Souvent, c’est ce premier pas qui aide les gens à gagner en confiance et à mieux atteindre leurs objectifs financiers. »

Ce sondage a été mené par le panel Léger Opinion du 26 au 30 mars auprès de 1 521 adultes canadiens.

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La rédaction