vn19ko93 / 123RF

États-Unis
La SEC rappelle des vedettes à l’ordre

La Securities and Exchange Commission (SEC) a récemment mis en garde des célébrités quant à leurs liens avec les cryptomonnaies, révèle le New York Times. Plusieurs stars comme Paris Hilton ou le boxeur Floyd Mayweather Jr ont fait la promotion de souscriptions en cryptomonnaies (ICO), souvent en étant rémunérées. Or, ces agissements pourraient aller à l’encontre des lois antifraude et d’autres règlements encadrant le travail des courtiers en placement.

La promotion du projet Centra par Floyd Mayweather Jr et le rappeur DJ Khaled est au cœur des inquiétudes de l’autorité de réglementation. Centra aurait réussi à amasser 30 millions de dollars américains (38,3 M$ CA). Cependant, ses dirigeants auraient induit les investisseurs en erreur, notamment sur la capacité réelle de Centra d’émettre des cartes de débit, un aspect pourtant névralgique du projet. La SEC soutient qu’elle aura ces formes de promotion à l’œil « afin de protéger les investisseurs et assurer la conformité aux lois sur les valeurs mobilières ».

Europe
Les vieux pays champions de la finance verte

Les sociétés européennes, et particulièrement françaises, sont les championnes du monde du financement durable, selon une étude de la banque HSBC détaillée par FranceSoir. Quelque 68% des investisseurs interrogés par la banque prévoient augmenter leurs placements durables à un moment ou à un autre, et les entreprises du Vieux Continent mènent la parade.

En Europe, 84,4% des sociétés ont déjà mis en place une stratégie pour réduire leur empreinte environnementale. Les États-Unis arrivent au second rang (54,3%), devant l’Asie (42,5%) et le Moyen-Orient (27,6%). La France occupe la première place en Europe pour les émissions d’obligations vertes et la troisième place au monde, avec 13% des volumes émis. Seuls la Chine (17%) et les États-Unis (14%) la précèdent. En janvier 2017, l’État français a émis sept milliards d’euros (10,3 G$ CA) d’obligations vertes pour financer des projets appuyant la transition énergétique, devenant un modèle en la matière.

34 % des adultes d’Afrique subsaharienne disposaient d’un compte bancaire en 2014.

Afrique
Retraits sans carte à Ecobank

La banque panafricaine Ecobank lançait récemment le service Xpress Cash, lequel rend possible le retrait d’argent sans carte, à partir de l’application mobile de l’institution financière, même pour les gens qui n’y ont pas de compte, rapporte Jeune Afrique. Il suffit de créer un compte Xpress sur son appareil mobile. Les retraits peuvent ensuite se faire à partir de n’importe quel guichet bancaire Ecobank situé dans l’un des 33 pays africains où est offert le service, ou encore un commerce ou une station-service identifié comme agent Ecobank Xpress.

Une telle initiative n’étonne pas dans ce marché particulier. Selon la Banque mondiale, environ 34% des adultes d’Afrique subsaharienne disposaient d’un compte bancaire en 2014. En revanche, les téléphones intelligents sont très bien implantés sur le continent. En 2015, l’Afrique comptait un total de 560 millions d’usagers uniques de ces appareils, soit plus de la moitié de sa population. La partie subsaharienne devrait atteindre cette proportion dès 2020, selon le Groupe Spécial Mobile Association. Les banques tentent donc d’utiliser le téléphone intelligent pour rejoindre une majorité de gens.

Monde
Les dangers de l’intelligence artificielle

Le Conseil de stabilité financière (FSB) ne voit pas que des avantages à l’essor de l’intelligence artificielle, pouvait-on lire récemment dans Les Echos. L’organisme chargé de détecter les grandes menaces qui planent sur la finance mondiale s’inquiète de voir toutes les institutions financières compter sur les mêmes algorithmes et schémas d’exploitation des données dans leur évaluation des risques, ce qui pourrait amplifier les chocs financiers.

Les modèles conçus à partir de l’intelligence artificielle et testés en période de faible volatilité ne prendront peut-être pas des décisions optimales en cas de retournement économique majeur, craint également le FSB. La complexité croissante de ces technologies représenterait aussi un risque. Plusieurs représentants de l’industrie ont confié au FSB la difficulté d’auditer efficacement ces outils, que peu des ressources internes des banques arrivent à comprendre et à superviser.

• Ce texte est paru dans l’édition de janvier 2018 de Conseiller.