Que ce soit à la Bourse ou dans l’immobilier, il faut un minimum de ressources et de gestion active pour être en mesure de retirer un bon bénéfice, indique JLR.

Pour faire fructifier un placement immobilier, il existe cependant « quelques trucs simples », explique dans son blogue Monick Bergeron, à l’emploi de la firme depuis plus de 10 ans.

Dans l’idéal, affirme cette diplômée de l’UQÀM en affaires immobilières et accréditée en procédures notariales, « il faut avoir un plan, une vision, une cible, de bons outils, et surtout laisser ses émotions de côté ». Grâce à cela, un placement peut devenir « une machine d’investissements », assure-t-elle. Pour y parvenir, elle propose huit conseils.

1. CHOISIR UN SEUL TYPE DE PLACEMENT

Vouloir se diversifier d’emblée est une erreur à éviter, mieux vaut se concentrer sur un seul type de propriétés, c’est-à-dire l’achat de maisons ou d’appartements. Bien que tous ces investissements soient locatifs, ils requièrent tous une gestion différente, ce qui exige beaucoup de temps. Or, le fait de « sauver » du temps laisse de l’espace pour rechercher de nouvelles occasions, par exemple.

Conclusion : se concentrer sur un seul type de placement immobilier permet de le faire fructifier davantage et donne plus de liberté pour faire d’autres types d’investissements.

2. RÉALISER DES BÉNÉFICES AVANT L’ACHAT

Faire fructifier un placement immobilier, c’est aussi savoir négocier dès le début pour en retirer le maximum. On ne doit pas réaliser des bénéfices seulement lors de la vente, mais aussi au début de la transaction. Cela se joue sur les compromis, les réductions de prix, et même sur les rénovations préachat.

Pour cela, il peut être intéressant de trouver un vendeur ayant besoin de vendre rapidement son bien. Ne jamais oublier que l’argent qui est économisé dès le début permettra d’investir ailleurs, de faire des réparations plus rapidement ou de procéder à des améliorations locatives.

3. AVOIR UNE CIBLE DE LOCATAIRES

Il faut choisir une cible pour ses placements immobiliers. Par exemple, si on vise les étudiants, il sera plus bénéfique de choisir un emplacement près d’un cégep ou d’une université avec de petits logements abordables, mais décents. Si on vise plutôt les jeunes familles, mieux vaut privilégier un emplacement près des centres d’achats et des écoles.

Le but est d’assurer un taux d’occupation très haut pour maximiser le rendement. De plus, cela permet de répartir les efforts plus équitablement selon le type de locataire. L’idéal est que chaque bloc ou parc immobilier ait sa propre cible.

4. TRAITER L’INVESTISSEMENT COMME UNE ENTREPRISE

Pour réaliser un profit, la règle d’or consiste à gérer ses investissements comme une entreprise à temps plein. « Vous deviendrez un gestionnaire de parc immobilier. Ainsi, vous changerez votre vision et vous impliquerez plus dans le processus de gestion », résume Monick Bergeron.

5. LAISSER SES ÉMOTIONS DE CÔTÉ

Le pire ennemi d’un investisseur est l’émotion et l’attachement. Que ce soit en Bourse ou dans l’immobilier, lorsqu’on se trouve face à une occasion intéressante, mieux vaut laisser ses émotions de côté.

Les seules questions qu’il convient de se poser sont : est-ce que l’emplacement est optimal pour ma cible? Est-ce que l’accessibilité aux services est suffisante? Y a-t-il y a des réparations majeures ou des améliorations à faire? Quelle est la situation économique du secteur?

Trop d’investisseurs achètent parce qu’ils aiment le charme, les boiseries, l’emplacement, mais selon leurs critères personnels. Or, l’idée est plutôt d’acheter pour une « cible » précise de locataires afin qu’ils se sentent bien entre ces murs.

« Les émotions mettent un filtre devant vos yeux et perturbent vos décisions. Pour faire croître vos investissements, il faut avoir l’esprit clair et prendre des décisions basées sur des faits et des chiffres », recommande Monick Bergeron.

6. CONNAÎTRE LES DONNÉES ET FAIRE UN SUIVI

Il faut effectuer un suivi très serré des états de compte, des liquidités disponibles, comptes à payer, etc. Il est également important de s’assurer d’avoir un contrôle sur les paiements des locataires. D’éventuels retards risquent de faire en sorte que le propriétaire doive payer de sa poche les taxes et l’hypothèque, par exemple. Un problème qui pourrait ralentir la croissance de l’investissement et empêcher d’élargir ses placements immobiliers.

7. BIEN GÉRER SON RÉSEAU DE CONTACTS

Un investisseur sérieux doit s’assurer d’avoir un large éventail de spécialistes pour l’aider à gérer son placement immobilier. Son carnet de contacts devrait au moins contenir les noms d’un comptable, d’un notaire, d’un courtier immobilier et d’un conseiller en services financiers. Il doit en outre pouvoir compter sur quelques bons spécialistes en bâtiment, sur une équipe de construction (rénovation) ainsi que sur un évaluateur.

Toutes ces personnes « vous permettront d’optimiser le processus d’investissement et vous aideront sur les aspects que vous maîtrisez le moins », souligne Monick Bergeron.

8. UTILISER DES OUTILS MODERNES

Puisque la majorité de la population utilise maintenant Internet, les téléphones intelligents et les tablettes, il importe de s’adapter à cette réalité. Pourquoi ne pas créer son propre site web et l’utiliser ensuite comme levier? Ou encore se servir des médias sociaux comme d’une plateforme de publicité? Sans compter que le Net regorge de sources d’informations qui peuvent faciliter la recherche de placements immobiliers intéressants.

« Ce qu’il faut retenir pour faire fructifier un placement immobilier est simplement que cela relève de la discipline et de la rigueur. Il faut un plan d’action, une vision et un excellent réseau de contacts », conclut Monick Bergeron.

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