Le président George W. Bush a affirmé mardi que les efforts se poursuivaient pour faire adopter par le Congrès américain le plan de sauvetage des banques. «Mon administration va continuer à travailler étroitement avec les dirigeants des deux partis», républicain et démocrate au Congrès, pour poursuivre le processus législatif du Plan Paulson.

Le président américain a ainsi répondu indirectement aux demandes de responsables politiques d’autres pays, comme celle de la chancelière allemande Angela Merkel qui a appelé à un vote du plan de sauvetage, selon elle «nécessaire pour restaurer la confiance des marchés».

De son côté, l’Europe envisage de nouvelles mesures pour améliorer le fonctionnement du système financier face à l’ampleur de la tempête sur le continent européen, mais un plan de sauvetage généralisé comme aux États-Unis reste exclu pour le moment. La Banque centrale européenne (BCE) a d’ailleurs continué mardi d’injecter massivement des liquidités à des banques toujours aux abois, paniquées par l’ampleur de la crise financière. Plus de 400 banques ont participé à l’opération, demandant un total de 228 milliards, a précisé la BCE.

«Les marchés reprennent l’espoir qu’une solution pourra être trouvée d’ici mercredi soir sur le plan de soutien aux banques», a ainsi expliqué Yves Marçais, vendeur d’actions chez Global Equities.

Ainsi, New York rebondissait mardi, même si «l’ambiance à Wall Street reste morose», ont expliqué les analystes de Schaeffers.

Par ailleurs, la liste des victimes ne cesse de s’allonger. La quatrième banque américaine, Wachovia, a été rachetée dans l’urgence par Citigroup lundi, sous l’égide des pouvoirs publics américains. Cette disparition vient s’ajouter à la faillite de Lehman Brothers, au rachat de Washington Mutual et de Merrill Lynch et au renflouement d’AIG.

AFP