Maisons colorées à Montréal.
Photo : Diego Grandi / 123RF

Dans les grandes villes, les coûts de logement peuvent varier grandement d’un quartier à l’autre, et c’est à Montréal que les disparités sont les plus grandes, montre une étude internationale.

Pour se loger dans le quartier le plus cher de la métropole québécoise, le Vieux-Montréal, un résident devra payer 222 % du loyer médian de la ville, révèle une étude de Nestpick, une plateforme permettant de trouver des appartements meublés un peu partout dans le monde. À l’autre bout du spectre, les résidents de Ahuntsic-Cartierville ne doivent débourser que 45 % du loyer médian pour se loger.

Dans le Vieux-Montréal, un appartement conçu pour une personne seule se loue en moyenne 30,94 dollars américains du mètre carré. Pour un logement conçu pour une famille, on parle plutôt de 20,75 $US du mètre carré. Un Montréalais moyen doit consacrer 82,31 % de son revenu pour habiter dans un tel logement. Un employé au salaire minimum devrait, lui, travailler près de 176 heures pour payer son loyer mensuel.

Dans l’ensemble de la ville, la proportion du revenu disponible consacré au paiement du loyer est de 37,14 %, et il faut travailler près de 80 heures au salaire minimum pour se loger.

LONDRES ET MONACO INABORDABLES

Cela dit, même le plus dispendieux des quartiers montréalais demeure relativement abordable quand on le compare à d’autres quartiers de grande villes dans le monde. Sur les quelque 700 quartiers analysés par l’étude, il n’atteint que le 301e rang des quartiers les moins abordables.

C’est la ville de Londres qui obtient la palme du quartier le plus cher sur la planète. Pour pouvoir s’y loger, une personne seule doit disposer d’un revenu mensuel de 10 119 $US, et une famille, de 49 881 $US. En deuxième et troisième positions suivent deux quartiers de Monaco, Carré d’Or et Port de la Condamine. Deux autres quartiers londoniens, Kensington/Chelsea et Westiminster, se glissent en quatrième et cinquième positions.

Des quartiers de San Francisco, Hong Kong, Zurich, Séoul et New York se classent également parmi les plus inabordables dans le monde.

« Il ressort clairement de cette étude que les salaires nécessaires pour vivre dans de nombreux quartiers parmi les plus prisés du monde sont supérieurs aux salaires moyens des villes elles-mêmes, ce qui montre que le coût de l’immobilier augmente plus vite que les salaires, affirme Ömer Kücükdere, directeur général de Nestpick. Certains employés gagnent des salaires élevés, mais doivent tout de même vivre très loin de leur lieu de travail en raison des prix excessifs du marché locatif. Il faut faire plus pour réduire l’écart entre les loyers et les salaires si nous voulons empêcher cette tendance alarmante d’affecter davantage de villes dans le monde. »