Les banques canadiennes se préparent à augmenter fortement leurs provisions sur prêts impayés, sans que cela remette en cause leur stabilité.

Les quatre plus grandes banques américaines viennent de provisionner des pertes sur prêts pour 24 G$ US. Et partout dans le monde, les banques s’apprêtent à encaisser les secousses de la crise économique due à la pandémie de COVID-19.

Le Canada ne fera pas exception : comme partout ailleurs, bon nombre de clients auront des difficultés à honorer leurs remboursements de prêts. Les provisions pour pertes sur prêts pourraient être multipliées par 2,5 pour atteindre 0,82 % de l’ensemble des prêts.

Les banques canadiennes peuvent s’attendre à voir disparaître leurs bénéfices du deuxième trimestre, affirme The Globe and Mail.

Les prévisions les plus pessimistes avancent même que les banques canadiennes verraient leurs réserves de capital être rongées par les provisions pour pertes. Mais cela ne remettrait pas leur stabilité en question, car elles disposent du capital nécessaire pour absorber ce choc.

En fin d’année fiscale, les banques canadiennes pourraient voir leurs bénéfices chuter de 23 %, souligne le quotidien. Et le scénario le plus pessimiste avancé par la banque CIBC relève la possibilité que les bénéfices des banques ne couvrent pas le niveau présent de distribution de dividendes.

Toutefois, comparativement à leurs homologues américaines, les banques canadiennes bénéficient de l’effet amortissant de l’assurance hypothécaire, ainsi que de moindres expositions aux prêts aux entreprises et aux prêts sur cartes de crédit.