Un homme d'affaires se couvre les yeux car il ne peut pas regarder un graphique boursier descendant et l'ombre sinistre d'un ours qui est projetée sur le mur au-dessus de lui.
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L’inflation mènera probablement les pays industrialisés à tomber en récession en 2023. La récession serait alors une conséquence indirecte de la flambée des prix.

En effet, les banques centrales des pays industrialisés tentent de juguler l’inflation, en s’engageant dans des stratégies de relèvement des taux d’intérêt. Ces augmentations resserrent les conditions de crédit, freinant les possibilités d’investissement des entreprises et d’emprunt pour les ménages. En conséquence, la croissance économique ralentit… ce qui peut même laisser place à une baisse de la production de richesse.

Or, en juin, l’inflation a atteint un sommet aux États-Unis avant de ralentir en juillet, ce qui a amené Janet Yellen, la secrétaire américaine au Trésor, à évoquer un risque de récession aux États-Unis, rapporte Radio-Canada.

Déjà, l’économie américaine s’est contractée au cours des deux premiers trimestres de l’année. Techniquement, il s’agit d’ores et déjà d’une récession, mais le mot n’est pas encore employé en raison de la bonne tenue du taux de chômage (3,7 %).

En Allemagne aussi, le risque de récession se précise. Plusieurs instituts allemands de recherche économique tablent sur une contraction de 0,3 à 1,4 % de l’activité économique du moteur industriel de l’Union européenne.

Un des aspects les plus dérangeants de ces prévisions est que la récession ne mettrait pas fin à la flambée des prix. Ces instituts anticipent un bond de l’indice des prix de l’ordre de 8,7 à 11 % au premier trimestre 2023, relève Les Échos.

Cette flambée continue serait entretenue par les prix de l’énergie : les contrats à terme de livraison d’énergie commencent à peine à intégrer la flambée en cours sur le marché.

Avec une croissance en berne aux États-Unis et en Allemagne, il paraît difficile aux autres pays industrialisés – dont le Canada – d’éviter un recul de leur activité économique. Il faudra attendre 2024 pour voir la croissance redémarrer… à condition que l’inflation se stabilise d’ici là.