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Les nouvelles simulations de crise menées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) montrent qu’une reprise en forme de W après une pandémie pourrait déclencher une baisse de près de 50 % des prix des logements et faire grimper le taux de chômage jusqu’à 25 %.

Une reprise en forme de W se produit lorsqu’une économie commence à rebondir rapidement après une récession, puis entre rapidement dans une autre période de ralentissement avant de se redresser.

L’agence nationale du logement affirme qu’une reprise en forme de W après une pandémie qui ne serait pas accompagnée d’une aide gouvernementale forcerait la SCHL à avoir recours à son plan de recapitalisation.

Selon l’agence, cette situation est la plus invraisemblable de toutes les simulations qu’elle a menées, mais son impact serait le plus grave.

La SCHL a constaté qu’une reprise en forme de W avec le soutien du gouvernement réduirait la gravité et serait plus gérable, n’entraînant qu’une baisse d’environ 32 % des prix des maisons et un taux de chômage de 24%.

Dans une reprise en forme de U, pendant laquelle une récession s’améliorerait progressivement, les prix des maisons chuteraient de près de 34 % et le taux de chômage de pointe serait de près de 15 %, a précisé la SCHL.

L’agence a souligné que les scénarios n’étaient pas des prédictions ou des prévisions liées à ce qu’elle observe pour le Canada, mais qu’elle exécutait les simulations quand même pour aider à atténuer les risques.