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Les conseillers doivent faire leur part pour faire prendre conscience des dangers de l’endettement, même si on entend partout des arguments en faveur du recours à la dette.

Les conseillers en services financiers les plus sages ont un rôle à jouer face au refrain qui pousse à consommer sans se préoccuper du remboursement, affirme le chroniqueur Don Phillips sur Morningstar.

Il y eut un temps où des investisseurs réputés, comme John Templeton, conseillaient de ne jamais s’endetter, et d’attendre d’avoir l’argent nécessaire avant d’acheter un bien, y compris immobilier, rappelle Don Phillips.

PLAISIR ET DÉPENDANCE

Cette vision aurait empêché l’embrasement du prix des résidences et des coûts d’inscription universitaires. Et aurait contraint les politiciens à freiner leurs dépenses extravagantes, affirme le chroniqueur.

L’endettement est à comparer à la crise des opioïdes, soutient M. Phillips, en mettant en parallèle les banquiers et industries qui profitent de l’endettement et les compagnies pharmaceutiques.

La dette est comme la drogue : elle procure une défonce immédiate, une grosse migraine et un risque de surdose. Si une crise financière majeure survenait, elle serait pire que les précédentes à cause de l’endettement. Les crises récentes ont été surmontées. Mais comment surmonter une crise quand tout le monde est empêtré dans ses dettes? interroge Morningstar.

On devrait donc regarder l’industrie de la dette en songeant aux effets secondaires qu’elle vend aux consommateurs et aux gouvernements. Et les conseillers devraient aider leurs clients à partager ce regard lucide sur la dette.