Une main tendant un sac d'argent à une autre main.
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Les banques canadiennes ont accru leur exposition aux prêts à risque au cours des cinq dernières années.

Les prêts consentis aux emprunteurs plus risqués ont augmenté plus rapidement que ceux accordés aux emprunteurs de qualité supérieure depuis 2014, avance l’agence de notation DBRS, citée par Investment Executive.

Les prêts de qualité inférieure représentent maintenant 50 % de l’ensemble des portefeuilles de prêts des grandes banques canadiennes, comparativement à 43 % en 2014, souligne l’agence de notation.

RECHERCHE DE RENDEMENT

Cette tendance expose les banques à un risque plus élevé en cas de ralentissement économique important, car ces emprunteurs pourraient avoir davantage de difficultés à rembourser ou à renouveler leurs dettes que des emprunteurs de meilleure qualité.

Cette croissance des prêts risqués reflète une recherche du rendement, alors que les faibles taux d’intérêt limitent les marges des banques canadiennes.

Celles-ci contrebalancent ces prises de risque en diversifiant davantage leurs prêts auprès de secteurs variés. Dans le passé, les banques canadiennes étaient plus concentrées dans les secteurs de l’énergie et de l’exploitation minière, note DBRS.